La problématique de l’accès  à l’énergie des populations africaines au cœur d’un atelier régional à Kinshasa

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Comme annoncé, l’atelier régional sur l’accès à l’énergie s’est ouvert hier mardi 29 mars 2016 au Cercle Elais, dans la commune de Gombe. Ces assises de trois jours mettent autour d’une même table des délégués du
ministère et des services spécialisés des Ressources hydrauliques et Electricité, des organisations membres de la CORAP (Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique) et autres organisations impliquées dans les questions de l’énergie et environnement ; des représentants de la province du Kongo central, des pays de la Région Afrique et des organismes concernés par l’appui au secteur de l’énergie, c’est pour partager les expériences et échanger autour de la question majeure de la non accès à l’énergie des populations africaines qui  touche environ 621 millions d’Africains, soit deux africains sur trois. Au cours de cette cérémonie d’ouverture, à la quelle ont pris part le Directeur-Pays d’OSISA, Nick Elebe, et le Directeur général du CENADEP, Dany Singoma, le coordonnateur du projet « Energie pour tous », Justin Mobomi a expliqué dans son mot de bienvenu que cet atelier va également permettre aux participants, de s’efforcer à identifier des points communs qui se retrouvent dans différents pays de la région au sujet de l’accès à l’énergie. Ils vont réfléchir sur la manière de capitaliser les bonnes pratiques mais surtout de mettre en place des stratégies permettant à la société civile africaine ou régionale de s’exprimer d’une seule voix, particulièrement sur les problèmes communs pour influencer les décideurs au niveau du continent ou de la
région dans le sens de faire accéder tous les africains à l’énergie, tout en préservant leurs droits et en protégeant l’environnement.

Pour sa part, Nick Elebe a indiqué que la problématique de l’accès à l’énergie se trouve au centre de plusieurs aspirations aux droits et au bien-être des populations africaines. Il a souligné que tant que cette question de manque d’énergie des populations africaines ne sera pas résolue, il sera difficile de parler de lutte contre les
inégalités par l’éducation, de l’amélioration des conditions de vie des femmes, de la promotion et d’ouverture des espaces démocratiques, de développement durable et  d’amélioration des conditions de vie de la population. C’est cette problématique, a-t-il noté, qui justifie l’intérêt d’Open Society Initiative for Southern Africa (OSISA) de
soutenir la démarche  du Centre national d’appui au développement et à la participation populaire (CENADEP).

En ce qui le concerne, Dany Singoma a remercié les différentes paries prenantes et partenaires pour leur participation et spécialement celle d’OSISA avec sa contribution financière et son soutien méthodologique pour la tenue de ces assises au niveau régional. Il a exprimé le souhait de voir cet atelier ouvrir une voie pour une synergie des organisations de la société civile africaine sur les questions d’accès à l’énergie, celles-ci étant des interlocuteurs valables au près des décideurs.

Rappelons que c’est depuis près de 3 ans que des organisations de la société civile ont manifesté un intérêt à la question énergétique, en particulier aux initiatives envisagées par le gouvernement pour réduire la fracture énergétique, notamment le projet Grand Inga. Dans ce sens, OSISA considère qu’il est légitime que la société civile manifeste un tel intérêt, toute fois, il considère que celle-ci ne pourra valablement jouer son rôle dans ces processus que si elle est correctement informée et formée sur le sujet. Ce qui explique les premières interventions de cette organisation de défense des droits humains consistant à faciliter le pont entre ce groupe de citoyen et différentes  institutions et services en charge, une action dont le présent atelier se révèle être une continuité d’un engagement vis-à-vis de la société civile et du gouvernement.

Myriam Iragi