La PPK exige l’audit des gouverneurs de provinces

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Un mémorandum daté du 24 décembre 2014 et signé Apôtre Thierry Bongo, Coordonnateur  de PPK (Participation Populaire Kinoise), a été déposé le 26 décembre au service courrier de la présidence de la République, l’accusé de réception faisant foi. Destiné au Chef de l’Etat, Joseph Kabila, le document s’articule autour d’une demande d’audit de la gestion des onze gouverneurs des provinces de la République Démocratique du Congo.

La PPK justifie sa démarche par un constat de gaspillage, par les précités, des ressources leur allouées en vue du financement des actions de développement de leurs entités. Cette mégestion est encouragée implicitement par l’absence des contrôles réguliers et rigoureux des caisses des provinces par les structures compétentes en la matière.

         Selon la PPK, un parti politique qui revendique son appartenance au Front intérieur de l’Opposition, le manque de transparence dans la gestion des provinces de la République est de nature à décourager les partenaires du pays, notamment la Banque Mondiale et l’Union Européenne, sérieusement engagés dans les projets de construction et de réhabilitation des infrastructures de base.

         Dans le souci d’éviter des procès d’intention et des règlements des comptes, la Participation Populaire Kinoise suggère au Chef de l’Etat la mise sur pied d’une grande commission mixte d’enquête, dans laquelle devraient siéger des délégués du Gouvernement, du Parlement (Sénat et Assemblée nationale), de la Cour Suprême de Justice, du Parquet Général de la République, de la Cour des Comptes, de l’ANR (Agence Nationale des Renseignements) de la DGM (Direction Générale de Migration). Les membres de cette commission devraient passer au peigne fin tous les actes de gestion posés par les patrons des administrations provinciales depuis le début de leur mandat.

         Afin d’éviter toute interférence dans le travail des enquêteurs, la PPK demande au Chef de l’Etat de suspendre momentanément les gouverneurs de leurs fonctions et de confier leur intérim aux vice-gouverneurs. Dans l’hypothèse où des indices graves de mégestion seraient constatés quelque part, la justice devrait se saisir sans délai des gestionnaires indélicats.

         Par ailleurs, la Participation Populaire Kinoises propose, dans la panoplie des mesures conservatoires, le gel de la rétrocession de 40% des recettes nationales allouées aux provinces jusqu’à nouvel ordre. Cette opération « mains propres », estime la PPK, pourrait aider les provinces congolaises à s’engager réellement dans la voie du progrès social et économique, au bénéfice des populations de l’arrière-pays.

                                                                                              Kimp