La police criminelle aux trousses des malfaiteurs

0
23

 

Passées les fêtes de fin de l’année 2010, Kinshasa se remet peu à peu de cette période marquée par la recrudescence de la criminalité. Les Kinois reprennent à peine et sans beaucoup de conviction, les réflexes de citadins sûrs de leur ville. Car dans leurs têtes, persiste encore le spectre des vols à main armée et des braquages qui ont émaillé les deux semestres de l’année passée. Deux semaines après la Noël et la Bonana, on n’est pas prêt d’oublier les frayeurs de rencontres nocturnes avec des malfaiteurs de tous acabits qui se sont soldées par des actes de brutalité et l’extorsion des biens de valeur des victimes. Dans l’ensemble, on a enregistré, Dieu merci, moins des cas de meurtres. Ce qui est un fait exceptionnel pour l’année 2010.

Quelques braquages et vols à main armée triés sur le volet, indiquent que les malfaiteurs étaient plus préoccupés par les espèces sonnantes et trébuchantes, d’autres effets de valeur que les produits alimentaires.

La veille du Nouvel An 2011, il n’était que 19 H 40’, quand cinq hommes armés portant de jacquettes noires ont braqué M. Jacques Kongolo qui s’entretenait avec des membres de sa belle-famille, devant la parcelle de cette dernière, sise avenue Kanza n° 3010, quartier Lingwala, commune de Bandalungwa.

Les malfaiteurs qui démarraient à cette heure-là leur ronde criminelle, sont tombés sur lui comme des carnassiers. Le menaçant de mort avec leurs armes, ils lui ont exigé la remise des clefs de contact de sa voiture Mercedes Benz type 200 E de couleur bleue, immatriculée 8787 AA 10. Chose qu’il a faite sans la moindre résistance, afin d’épargner sa vie. Les bandits ont aussitôt embarqué dans sa berline et disparu dans les rues de Bandalungwa, commune qu’ils ont désertée peu après par crainte des poursuites.

M. Jacques Kongolo qui s’interroge jusqu’aujourd’hui, sur les circonstances exactes de ce braquage, se demande s’il était filé ou c’est un hasard de parcours.

Signalons qu’entre autres biens emportés par les malfrats, il y avait trois chèvres dans le coffre arrière de la voiture, un ordinateur portable et des documents de bord. Si le butin constitué de trois chèvres a comblé ces inciviques, rappelons qu’à Kinkole-pêcheurs, cinq hommes armés en tenue et cagoulés se sont eux aussi bien servis dans la boutique de M. Boyeye Bola, située sur avenue Liyanga n° 12, qui avait reçu la visite des bandits vers 1 H du matin.

Les vendeurs braqués et neutralisés, les bandits ont emporté un sac de riz, un sac de haricots, un carton de boîtes de lait de marque Kerrygold, un poste téléviseur Sharp 14 pouces, ainsi que d’autres articles.

Pour ce braquage, on ignore le montant du butin pour les recettes de la journée arrachées aux victimes.

 

Un médecin de Mont Ngafula agressé par des bandits

 

Il se trouvait chez lui, cette nuit du 30 décembre 2010, évitant des réveillons à la belle étoile avec des amis, surtout en cette période rêvée par la pègre pour multiplier des actes de criminalité. Dr Edmond Mulamba qui ne s’imaginait rien du banditisme urbain, a reçu cette nuit-là à 20 H 45’, à son domicile de la rue Motendi n°9, quartier Mbudi, à Mont Ngafula, la visite de deux hommes armés non identifiés en tenue civile.

Raison de leur irruption dans sa maison, arracher des fonds ainsi que des biens de grande valeur.

La victime toute tremblotante de peur, leur a remis toutes ses économies domestiques. Il s’agit de 1.700 dollars, 170.000 FC, deux ordinateurs portables, ainsi que cinq téléphones cellulaires V.I.P.. M. Héritier Kakale, habitant sur avenue Mushie n° 3, quartier Masanga Mbila, à Mont Ngafula, qui revenait d’une course d’affaires, ramenait des fonds qu’il a recouvrés auprès de ses débiteurs.

Malheureusement, il fera la rencontre avec de cinq délinquants armés en tenue postés au coin de l’avenue Usine, quartier Heradi, à Selembao-Sud.

Butin réalisé par ces inciviques : 300 dollars, 16.000 FC, trois téléphones cellulaires et un lot des cartes prépayées de différents réseaux de télécommunications valant 62.000 FC.

Avant de quitter précipitamment les lieux, ils ont tiré plusieurs coups de feu en l’air.

A la lumière de ces vols à main armée et différents braquages, le Bataillon de la police d’investigations criminelles a été chargé de mener des enquêtes pour tenter de retrouver non seulement les malfaiteurs, afin de les neutraliser, mais aussi de récupérer certains biens volés.

Ce type d’investigations pourrait probablement prendre du temps, surtout qu’en ce moment, cette unité spécialisée de l’Inspection provinciale de la police est dépourvue des moyens logistiques adéquats. Les deux véhicules qui ont longtemps servi à la lutte contre la criminalité dans la ville de Kinshasa, ont été usés par les nombreuses missions réalisées dans les communes aux routes accidentées, au point qu’ils tombent à chaque mille kilomètres.

J.R.T.

LEAVE A REPLY

*