La police aux trousses des braqueurs de FIBANK

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arton42086-cdd29Après des mois d’accalmie consécutive à la mise sous « éteignoir » de quelques bandes des malfaiteurs les plus redoutables de la ville, Kinshasa vient de renouer curieusement avec la tradition de braquages des établissements bancaires et des véhicules. Replongeant les Kinois dans la peur bleue. Et comme nous l’avons signalé dans notre édition n° 4607 du mardi 2 juillet 2013, au lendemain du braquage perpétré sur l’avenue du Commerce, dans le quartier d’affaires de la commune de la Gombe, on en sait un peu plus sur le film de ce coup perpétré avec professionnalisme par des malfaiteurs redoutables dont l’opération s’est déroulée en moins de trente minutes.

            Mais, contrairement aux pfremières informations livrées à la presse, il ne s’agissait pas de l’agence de Western Union, mais plutôt de FIBANK.

A en croire les travailleurs de celle-ci, le travail s’était pourtant bien passé jusque 18 heures. Les comptes de la journée clôturés, ils n’attendaient plus que l’arrivée de la fourgonnette de transport des fonds devant les acheminer à la direction générale, avant de fermer la caisse et les bureaux. Ce véhicule est finalement arrivé et s’est garé devant l’entrée principale. Le policier assurant la garde, mieux connu sous le sobriquet de Willy, présent sur le lieu, quelque peu fatigué et affamé, était toujours assis sur une chaise, pendant que celui de l’escorte de la fourgonnette, s’était éloigné de l’agence de Fibank.

            Et avant que s’ouvre la porte principale de cet établissement bancaire, cinq militaires en tenue et armés aux aguets depuis une heure, se sont approchés du policier de garde Willy, comme s’ils voulaient lui parler à l’oreille. C’était l’astuce pour le maîtriser par surprise et le désarmer. A l’intérieur de la banque, personne ne savait rien de l’incident qui venait de se passer dehors. L’air pressé, les agents trimballant des sacs d’argent sont alors sortis tout bonnement pour les embarquer dans la fourgonnette. C’est en ce moment précis qu’ont surgi les malfaiteurs qui les ont tous braqués et arraché les fonds, avant de sauter à bord de leurs deux  véhicules aux moteurs en marche. Pour certains témoins, c’était une voiture Mercedes Benz 190 de couleur bleue de nuit, et une voiture BMW de couleur rouge, dont l’obscurité n’a pas permis l’identification des plaques d’immatriculation. A peine que disparaissaient les deux engins des brigands, l’on a vu arriver en catastrophe le policier Nsieba Kanza qui s’est mis à tirer en l’air. Il a surpris tout le monde. D’autres témoins laissent entendre que s’il tenait à faire usage de son arme, il aurait pu tirer en l’air pour dissuader les malfaiteurs et empêcher le braquage, ou tirer sur des braqueurs ou sur les pneus de leurs véhicules. C’est peut-être à cause de l’inefficacité de son intervention impromptue qu’il fait actuellement l’objet d’interpellation au bureau des enquêtes du Bataillon de la police d’investigations criminelles. L’on croit savoir que le mode opératoire utilisé par ces brigands pour braquer les agents de Fibank, le lundi 1er juillet 2013, suffit pour dévoiler la signature des braqueurs qui ont fait trembler dernièrement les milieux financiers de Kinshasa, particulièrement les agences de Western Union et de BIAC et TMB.

Braquage d’une jeep Toyota à Bandalungwa

            Le même lundi 1er juillet 2013, vers 20 heures, un autre cas de braquage non moins spectaculaire venait d’être perpétré dans la commune de Bandalungwa. Une autre bande des malfaiteurs se signalait au quartier Lingwala, dans cette mairie. Composé de cinq malfrats dont deux en tenue et trois en civil, ce groupe se promenait à pied sur avenue chef Kinzonzi quand il a aperçu, garée devant une parcelle, une jeep de marque Toyota de couleur bleue encore en très bon état mécanique. Ayant jeté leur dévolu sur cet engin,  qu’ils se sont postés deux devant et deux autres derrière cette jeep, et à une distance ne trahissant pas leurs intentions. Et ils attendaient. Vers 20 heures, à la sortie du propriétaire M. Lévi Tati, domicilié sur avenue Vivi n° 773, quartier Lemba Terminus, ils se sont rapprochés et l’ont braqué au moment où il venait d’ouvrir la portière avant. Donnez les clés de contact, a ordonné l’un des malfaiteurs qui avait son arme pointée sur lui. Craignant pour sa vie, devant une telle menace, Lévi Tati s’est exécuté. Les malfaiteurs ont ensuite embarqué dans sa jeep et démarré en trombe, prenant une destination inconnue. Les recherches sont en cours à travers toute la ville de Kinshasa.

                                                                                                            J.R.T.

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