La parole de Dieu pour sauver la RDC

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Une nouvelle formation politique vient de se jeter dans l’arène. Il s’agit de l’Union pour le réveil et le développement du Congo (URDC). Elle a procédé à sa sortie officielle le samedi 29 mai 2010 au centre d’accueil kimbanguiste dans la commune de Kasa-vubu. La salle de promotion du centre d’accueil kimbanguiste paraissait trop petite pour contenir les nombreux partisans de ce nouveau parti politique. Son leader et président national s’appelle François Nicéphore Kakese Malela. Il est né à Gungu, dans la province de Bandundu il y a 56 ans et est médecin vétérinaire de Louvain.

Il a signalé que le parti a été enregistré le 1er décembre 2009 et avant la sortie officielle du parti, il avait d’abord commencé à recruter des cadres pour animer les structures tant nationales, locales qu’extérieures, puis leur communiquer l’essentiel sur la vision d’un Congo nouveau. Il est assuré que tous les animateurs se sont appropriés cette vision, ainsi que les objectifs et les valeurs fondamentales du parti et peuvent s’occuper efficacement de son implantation et de la diffusion du message dont il est porteur.

Ainsi, dans la salle les représentants de toutes les provinces étaient présents, excepté ceux de la province du Katanga qui ont connu un retard d’avion pour atteindre la capitale.

Dans son adresse, le président national a explicité son entendement du concept « vision ». « Une vision, pour qu’elle appartienne à une nation, doit être partagée par l’ensemble des citoyens, ou tout au moins par une franche majorité d’entre eux. En outre, elle doit consister en un ensemble d’objectifs nationaux, clairs et précis à atteindre, de manière à pouvoir donner lieu à des plans et programmes d’action évaluables à des échéances déterminées. Il ne doit donc pas s’agir d’idées vagues sans planification et sans programme d’exécution juste bonnes pour alimenter la communication politique. La vision n’est pas un matériel de propagande, mais un objectif à poursuivre pour parvenir au développement », a-t-il dit. 

Il a souligné le fait que l’histoire de l’humanité comprenait des exemples de peuples qui ont fait des exploits en partant de ressources naturelles ou financières extrêmement limitées. Leur secret, a-t-il dit, se résume en six mots : «  vision, planification, programme, discipline, travail et  détermination ».

François Nicéphore Kakese Malela pense que « la crise multiforme dans laquelle notre pays est plongé est d’essence morale et spirituelle. Car le principal problème de la RD Congo est l’inversion des valeurs, celle- ci ayant affecté toutes les couches de notre société. Pour résoudre ce problème, l’URDC prône une véritable révolution culturelle  tirant sa source dans la parole de Dieu. « Celle-ci, a-t-il dit, contient les valeurs dont la reconnaissance et la pratique par tous amènera sans aucun doute le changement des mentalités que nous recherchons depuis des décennies, sans forcément savoir comment y parvenir. Il faut que la parole de Dieu parvienne à inspirer les attitudes et les comportements de toutes les filles et tous les fils de la Rd Congo, pour qu’en toute circonstance, chacun soit enclin à faire ce qui est bien pour la société. »

« C’est pourquoi l’URDC, a-t-il dit, accorde une place de première importance à l’Eglise dans son projet de société. D’où l’aider à réaliser efficacement ses missions, c’est aider la nation à se redresser moralement. »  Il a poursuivi en indiquant que l’URDC n’envisageait pas du tout d’instaurer une fusion entre l’Eglise et l’Etat, ni d’instituer une quelconque suprématie de l’Eglise sur l’Etat. « Ce que nous comptons par contre mettre en place, c’est un partenariat privilégié entre l’Eglise et l’Etat dans lequel chaque partie pourra jouer correctement son rôle, de telle manière que toutes parviennent à offrir les meilleurs services qu’elles peuvent offrir à la population. » L’idéologie du parti est la démocratie chrétienne et sa devise est « l’Eternel Dieu des armées est notre force ». 

Sur le plan économique, l’URDC a fait le choix de l’économie sociale du marché. « Celle-ci est inspirée de la nécessité d’établir un compromis entre la liberté économique, condition essentielle de dynamisme et de croissance de l’économie nationale, et l’intervention de l’Etat chargé d’organiser la justice sociale. » 

Jean-René Bompolonga

 

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