La NSCC exige l’expulsion immédiate des Congolais de Brazza en séjour irrégulier à Kinshasa

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Jonas-TshiombelaLa Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a réagi, le samedi 26 avril 2014, aux conditions jugées inhumaines et indignes dans lesquelles les ressortissants de la  République Démocratique du Congo sont en train d’être expulsés de la République du Congo voisin. Au cours de cet entretien qu’elle a eu avec la presse à son siège sur l’avenue de l’enseignement, dans  la commune de Kasa-vubu, la NSCC, par le biais de son Président, Jonas Tshombela, s’est dit préoccupée par le sort et le traitement réservé aux ressortissants de la RDC par le gouvernement de Brazzaville, tout simplement à cause de leur état d’irrégularité. Ainsi, suite à cette situation de violation des droits humains, la Nouvelle Société Civile de Kinshasa a exigé de la part du gouvernement Congolais, la prise d’un certain nombre de mesures qui s’imposent afin de trouver une solution. Entre autre, l’expulsion immédiat et sans autre formes de procédure de tous les congolais de Brazzaville en séjour irrégulier à Kinshasa, et cela dans le respect de leurs droits et dignité.

 En effet,  Jonas Tshombela a souligné tout au long de son adresse, que son organisation est excédée par cet état de choses d’autant plus que le traitement infligé à ces compatriotes a atteint l’intolérable. Certains d’entre eux, a-t-il expliqué, ont été soumis à des traitements humiliants, dégradants, inhumains et qui frisent l’esclavagisme et les violations massives et incontrôlées des droits humains. Et d’autres, a-t-il poursuivi, ont été torturés, des femmes violées en présence de leurs enfants, fouettées et dépouillées de tous leurs biens sans le moindre souci de la dignité humaine alors que nous partageons une longue histoire commune, une longue frontière et une longue tradition légendaire d’hospitalité mutuelle.

Il a de ce fait souligné qu’au-delà des assurances d’amélioration des conditions d’expulsion promises et non tenues par le gouvernement du Congo/Brazzaville aux délégations officielles de la RDC dépêchées sur place pour s’enquérir de la situation, se cache l’hypocrisie, car, a-t-il dit, les compatriotes continuent à vivre ce calvaire  de façon permanente dans ce pays.  « Ainsi pour toutes ces raisons, la NSCC  exige au gouvernement Congolais de procéder à l’expulsion immédiate des Congolais de Brazzaville en situation irrégulière à Kinshasa et à la fermeture de la frontière Kinshasa- Brazzaville, de rappeler l’ambassadeur de la RDC accrédité à Brazzaville pour consultation, de prendre des mesures qui s’imposent pour sécuriser les compatriotes vivant en dehors du territoire national et d’accélérer la prise en charge des victimes expulsées de Brazzaville », a fait savoir Jonas Tshombela.

            Au gouvernement de la République du Congo/Brazzaville, la NSCC lui a exigé à son tour, d’arrêter immédiatement ce type de traitement inhumain (dénommé Mbata ya mikolo)  qu’il inflige à ses voisins avant qu’il ne soit trop tard. Il lui a également demandé de fournir à l’opinion congolaise des explications claires suivies de la réparation à la hauteur des dommages et préjudices causés aux Congolais de Kinshasa.

            Profitant de cette même occasion, Jonas Tshombela a rappelé à l’opinion que depuis le début de cette année 2014, le bilan fait état de plus de 6000 Congolais expulsés (plus de 4000 pour l’Angola et plus de 2000 pour le Congo Brazzaville). Aussi, il a souligné que malheureusement pour la RDC, cette situation n’est qu’une répétition puisque pratiquement tous ces voisins lui ont fait subir la même chose. Toutes ces choses ce passent au vu et au su du gouvernement congolais qui se contente tout simplement d’envoyer des délégations sans que cela soit suivi des mesures contraignantes. Il a par la suite indiqué que le gouvernement congolais doit avoir une politique de gestion de ces compatriotes vivant à l’étranger afin d’éviter ces genres de dérapages.

            La NSCC a aussi déploré la passivité et l’inaction  des représentants du peuple, qui devaient normalement se saisir de l’affaire, étant donné que c’est de la population dont il s’agit. S’agissant de la commission mixte mise en place entre les deux gouvernements voisins, Jonas Tshombela a répondu que cette démarche s’avère tout simplement insuffisante et devait même être annulée car rien n’est fait jusque-là.

            «  Avant que la population ne puisse se mobiliser et trouver elle-même la solution, nous demandons au  gouvernement de prendre les choses en mains car trop, c’est trop », a indiqué le président national de la NSCC.

            Soulignons que la NSCC vient d’ouvrir une cellule de crise d’écoute des victimes qui peuvent se faire enregistrer afin de voir dans quelles mesures orienter les dossiers pour trouver certaines solutions.

Myriam Iragi

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