La NSCC dit non à la révision sélective de la constitution

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Jonas Tshombela. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLa  Nouvelle Société Civile Congolaise a organisé du 01 au 02 août, une session extraordinaire de son Assemblée Générale, au siège provincial du MLC,  dans la commune de Gombe.        Cette rencontre avait pour objectif de réfléchir autour de différents points qui font l’actualité au sein de la société congolaise. A savoir : La situation socio-économique de la RDC, l’opportunité ou non de la révision de la Constitution, le processus électoral 2013-2014 : défis, enjeux et perspectives et la réorganisation des organes nationaux de la NSCC.

 

A l’issue de ces travaux, la Nouvelle Société Civile a émis plusieurs recommandations au gouvernement et à dit non à la révision constitutionnelle. Elle a ainsi appelé les acteurs politiques à privilégier la recherche du consensus, en prenant en compte les avis des uns et des autres, dans l’intérêt supérieur de la seule population congolaise.

En clair, Moïse Tshombela, Coordonnateur National de la NSCC,  a indiqué  dans sa réflexion que l’analyse de la situation socio-économique de la RDC  à mi-chemin entre l’élection présidentielle de 2011 et celle prévue en 2016, ne peut laisser indifférents les acteurs sociaux. Il a relevé que la RDC a, depuis l’organisation des élections 2006 par la C.E.I, connu des conflits post-électoraux graves ayant entraînés mort d’hommes et des dégâts matériels très importants. Cette même situation est due, selon lui, au fait que les partis politiques engagés dans la compétition électorale, n’avaient pas confiance dans l’administration électorale. Et cette même situation s’est produite lors des scrutins du 28 novembre 2011. Conséquence : beaucoup des voix se sont élevées pour réclamer la reforme en profondeur de la machine électorale en vue de repondre efficacement aux impératifs de crédibilité, de bonne gouvernance et de transparence.

La NSCC a organisé les travaux de cette Assemblée Générale Extraordinaire afin de mener une réflexion citoyenne pour que ce genre de situation ne se répète plus. « Par cette réflexion citoyenne, nous comptons contribuer, participer et apporter notre modeste pierre à l’édifice national », a-t-il fait savoir.

 

Recommandations

 

Concernant la situation socio-économique du pays, la NSCC a demandé au gouvernement de créer des emplois rémunérateurs pour résorber le chômage, d’encourager et promouvoir la création de petites et moyennes industries, afin de créer la classe moyenne, d’accélérer le processus de délocalisation de tous les groupes négatifs étrangers en les transférant vers leurs pays d’origine, etc.

S’agissant du processus électoral 2013-2016, la NSCC a salué la nomination des membres de la Cour constitutionnelle et a dit oui à l’organisation des élections urbaines, municipales et locales s’inscrivant dans un calendrier global. Elle a exigé aussi aux parlementaires d’accélérer l’adoption de toutes  les lois nécessaires à l’organisation des élections et a appelé les autorités congolaises à ratifier la charte africaine de la démocratie.

Pour la réorganisation des organes nationaux de la NSCC, Moïse Tshombela a indiqué que suite à désertion et l’abandon de leurs postes au conseil d’Administration et à la commission de contrôle nationale, l’Assemblée Général Extraordinaire a procédé à la désignation d’autres membres dans ces organes.

Perside DIAWAKU

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