La nouvelle de tarification de la Regideso expliquée aux abonnés domestiques

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La direction provinciale de la Regideso/ville de Kinshasa a organisé lundi 06 septembre 2010, dans la salle des fêtes de la paroisse Saint Augustin, dans la commune de Lemba, une journée porte ouverte à l’intention de ses abonnés domestiques. Celle-ci s’inscrit, d’après le directeur provincial intérimaire, Mme Dembo Katohuke, dans le cadre des informations que la Regideso doit donner à ses abonnés. Le directeur provincial a.i. s’est fait entourer de tous les directeurs commerciaux de la ville de Kinshasa et autres cadres provinciaux. Le bourgmestre de la commune de Lemba y a également pris part. 

            Dans son exposé circonstanciel sur la tarification et la facturation de l’eau potable de la Regideso, Mme Dembo Katohuke a expliqué à ses hôtes le bien-fondé de l’arrêté du ministre de l’Energie. Pour elle, l’eau a un coût : il faut la capter, la traiter, la stocker et la transférer jusqu’auprès des abonnés. Ainsi, pour pérenniser le service public de l’eau, il faut la vendre à un prix qui puisse couvrir les dépenses. Le coût du m3 d’eau varie selon la consommation mensuelle : 219,6 FC de 1à 10 m3 ; 393,50 FC de 11 à 25 m3 ; 503,25 FC de 25 à 40 m3…Enfin, le prix de vente réel d’un m3 d’eau est de 878. 

La complaisance des releveurs, un fléau à éradiquer 

            Dans leurs réactions, les abonnés domestiques déploré le fait que la Regideso ne tient pas compte de leur situation sociale. Il y a, parmi eux, des retraités, des sans emploi, des fonctionnaires de l’administration publique. Bien plus, la tarification et la facturation des abonnés sans compteurs posent problème. Trop de fantaisie et de subjectivité dans la facturation forfaitaire. 

Approchés par le quotidien de l’avenue Lukusa, certains abonnés ont fustigé la complaisance de certains releveurs. Ceux-ci s’illustrent dans la falsification des données des abonnés sans compteurs : ils rabattent la consommation (quantité d’eau mensuelle consommée) de ceux qui leur graissent les pattes et établissent des rapports fantaisistes, ou encore gonflent la consommation de ceux qui refusent de leur offrir un pot. D’où, l’impérieuse nécessité de recourir au compteur. 

Kingabwa-Iveco : un jet d’eau et un petit fleuve artificiel sur le pont José 

            Un autre fléau, les fuites et l’intervention souvent tardive des agents de la Regideso. Avec des tuyaux vétustes, a soutenu un abonné, la Regideso contribue grandement à l’insalubrité de la ville de Kinshasa. Bon nombre de quartiers sont arrosés par des petites rivières et des petits lacs aux multiples conséquences. 

            L’avenue Lumumba, dans la partie comprise entre le petit marché communément appelé « Wenze ya mbila » et l’université Cardinal Malula est devenue un casse-tête. La Regideso a créé un petit fleuve artificiel qui a englouti le « pont José ».Conséquence : il faut porter des bottes pour le traverser. Dans le cas contraire, se déchausser. A quelques mètres de-là, des tuyaux vétustes occasionnent des fuites énormes, ainsi qu’un jet d’eau pareil à celui de la gare centrale, dans la commune de la Gombe. 

Michel  LUKA

 

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