La Musique contribue aussi à la paix, la Monusco y croit

0
29

IMG_7755Charles Bambara, chef de la division de l’information de la Monusco, fait  mieux que chanter. Il décrypte les messages délivrés par les musiciens, leur donne un sens et, surtout, les utilise comme moyens d’action, de conscientisation et d’orientation des masses pour construire et installer la paix dans des zones en proie aux troubles.

A l’occasion de la Journée Internationale de la Musique que le monde entier célèbre le 21 juin de chaque année, le numéro un de la division de l’information de la Monusco a rappelé samedi au site Alcatel-Monusco le rôle joué par la musique  en Côte d’Ivoire, un pays qui a connu des tragédies multiples en termes de pertes en vies humaines et matérielles. Dans ce pays meurtri pendant des années, les musiciens n’ont pas chanté pour leur simple plaisir. Ils ont surtout transmis à la population des messages de paix, de réconciliation des cœurs et des esprits.

 Sans le dire de façon ouverte, Charles Bambara a en quelque sorte interpellé les musiciens congolais trop occupés, à notre avis, à lancer ce qu’on appelle en jargon kinois des « mabanga », cette habitude de citer continuellement et inutilement les noms des politiciens et autres trafiquants dans des chansons qui ne transmettent aucun message sur le plan du fond.

En citant l’exemple des musiciens ivoiriens, le chef de la division de l’information onusienne en RDCongo a donc voulu faire un clin d’œil à nos musiciens qui devraient se rappeler le rôle important joué par leurs aînés Kallé Jeef, Franco de Mi Amor et Tabu Pascal Rochereau. On espère que son appel sera entendu.

Ce message, donné devant Martin Köbler, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, le directeur de cabinet adjoint du ministre de la Communication et  des Médias Pascal Amisi, le président de l’Observatoire des Médias Congolais et Editeur du quotidien Le Phare, Polydor Muboyayi, plusieurs patrons des médias dont Freddy Mulumba du groupe de presse Le Potentiel, Moïse Musangana de CCTV, Félix Kabwizi de la Référence Plus, etc, rejoints sur le tard par Kin Kiey Mulumba, ministre des PTT et NTIC, a trouvé un relais dans les brèves interventions de Martin Köbler, Pascal Amisi et Freddy Mulumba, qui ont tous insisté sur l’importance de la paix et de la réconciliation et, surtout sur l’apport de la Radio Okapi au retour de ces deux facteurs sur le sol de la RDCongo. L’importance de la radio onusienne a été également soulignée en ce qui concerne sa capacité d’être sur l’ensemble du pays, devenant de ce fait une source de premier choix pour tous ceux qui veulent s’informer sur ce qui se passe dans le Congo profond.

Martin Köbler a insisté sur la détente qu’offre la célébration de la Journée internationale de la musique, mais aussi et surtout, sur la nécessité de voir les journalistes exercer leur métier en toute indépendance. Il s’est déclaré heureux de les voir observer et critiquer l’action conduite par la mission qu’il pilote et a félicité les médias congolais  pour leur accompagnement dans l’exécution de cette mission. Et puisqu’il s’agissait de la fête de la musique, le patron de la Monusco a félicité le maestro Jean-René Balekita pour la qualité organisationnelle et musicale de l’orchestre de la Radio okapi et du chœur de la Monusco qui a fait sa première apparition en public.

Après ce recadrage de la cérémonie, les invités ont eu droit, outre des petits fours et des boissons locales, à la musique à profusion.

Melba Muzola

LEAVE A REPLY

*