La Monusco sous le choc

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Le choc était terrible hier peu après 15 heures lorsque, descendant de l’avion Monusco qui les ramenait d’Entebbe, en Ouganda, des membres de la mission onusienne se sont retrouvés en face d’une réalité insoutenable. Un avion Monusco qui devait se poser sur la même piste une heure plus tôt s’était brisé en plusieurs morceaux, provoquant un incendie qui a rendu difficiles les opérations de secours.  
Dans cet avion, il y avait des hommes et des femmes bien sûr, mais il y avait surtout des amis et des collègues de travail. Plusieurs membres du département des élections comptaient parmi les victimes dont personne, à cause de l’immense émotion, n’osait livrer le moindre élément d’identification.

Sur une piste transformée partiellement en champ de bataille, tant le combat pour sauver les vies fut âpre, l’ambiance était lourde et rien ne pouvait sécher les larmes des spectateurs impuissants. Les passagers venus d’Entebbe étaient extrêmement secoués car non seulement ils pleuraient la disparition des collègues, mais ils réalisaient que le triste sort qui venait de frapper ceux-ci avait failli les emporter aussi.

En effet, selon des informations reçues de bonne source, l’équipe de la Monusco qui s’était rendue en Ouganda et qui comprenait des membres de la direction des Relations Publiques et du Département des Droits Humains de la mission onusienne, devait initialement regagner le pays par Kisangani, d’où elle devait repartir sur Kinshasa à bord de l’avion immatriculé UN 834 qui a crashé à l’atterrissage à l’aéroport international de Ndjili. C’est en dernière minute que des changements ont été apportés au planning initial, ce qui a permis au groupe d’Entebbe de regagner directement la capitale congolaise, échappant ainsi au vol de la mort.  On peut imaginer l’étendue de l’émotion de ces hommes et femmes face aux scènes de détresse et au spectacle horrible qui leur étaient offerts à leur descente d’avion !   Dieu n’a pas voulu leur mort, mais pourquoi a-t-il toléré celle des autres ? Question angoissante à laquelle nous n’aurons jamais de réponse.

En ce moment de grande douleur, Le Phare compatit au malheur qui frappe la Mission de l’Onu au Congo et présente aux familles des victimes ainsi qu’au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies au Congo ses condoléances les plus attristées.

                                    L.P.

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