La Monusco rejette en bloc les accusations du Rwanda

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Zemanta Related Posts ThumbnailAlors que les sources gouvernementales rwandaises signalaient « des bombardements délibérés » de leur territoire à partir de la RDC, le 15 juillet 2013, la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RD Congo(Monusco) est montée au créneau, hier mercredi 17 juillet 2013, pour démentir cette information. Par la bouche de son porte-parole, la Mission onusienne a indiqué que « tout en étant en état d’alerte maximal à la suite des combats intenses, déclenchés par des attaques du M23 contre les positions des FARDC, elle n’a tiré aucun coup de feu… ». Cependant, elle encourage le gouvernement rwandais à collaborer à travers le Mécanisme de Vérification Conjoint Elargi(MVCE), dont le Rwanda est membre, pour des enquêtes approfondies sur les circonstances de cet évènement.

            Dans le même registre, face à d’autres accusations des autorités de ce pays voisin de la RDC, imputant aux casques bleus de s’allier aux rebelles rwandais du FDLR, la Monusco a rejeté en bloc toutes ces charges. « Ce sont des accusations extrêmement graves car nous n’avons aucun lien avec ces groupes négatifs que nous sommes censés arrêter les crimes… » a appuyé le porte-parole.

            Il convient néanmoins de noter, à la suite de la Monusco qu’au Nord-Kivu, la situation sécuritaire demeure toujours tendue, mais reste cependant sous le contrôle des Forces onusienne et congolaise.

            En effet, le mouvement rebelle du M23 reste confronté à l’opposition de divers groupes armés mineurs présents dans le territoire de Rutshuru, ainsi qu’aux attaques récurrentes de ces derniers contre ses positions déployées dans la région susmentionnée. « C’est le cas de la dernière offensive des éléments supposés appartenir à l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) sur les positions M23 basées à Kanyaruchina. » a indiqué le porte-parole militaire, Félix Prosper Basse.

            D’autres affrontements ont été enregistré depuis la semaine passée jusqu’en début de celle-ci. Par exemple, le 14 juillet 2013, à 14 heures, des combats à l’arme lourde ont éclaté entre le M23 et les FARDC dans la région de Mutaho-Muja-Rusayo. Le 15 juillet 2013, des combats à l’arme lourde ont repris au cours desquels, les hélicoptères d’attaque FARDC ont engagé les positions rebelles dans la région de Kibati.

Brigade d’intervention : plus que les Malawites 

 

Ajoutant par ailleurs que la Force de la MONUSCO continue de déployer ses patrouilles intensives aériennes, motorisées et à pieds dans les régions occupées par le M23, dans le but de dominer le terrain, de relever les violations des Droits de l’Homme, et d’assurer la protection des populations civiles, le casque bleu a révélé que sa structure poursuit également sans relâche par le biais de sa Brigade du Nord-Kivu, ses six (06) opérations unilatérales. Elles sont dénommées : « Wide awake » (Réveil total), « Formidable » (Formidable), « Blue Redoubt I & II » (Forteresse bleue I & II), « Strong Flank » (Flanc rigide), « Blue Eagle » (Aigle bleu), « Silent Guns » (Armes silencieuses) et « Blue Hammer » (Marteau bleu), dans le but de sécuriser les populations civiles, dissuader et contrer toute menace des groupes armés contre la ville de Goma, notamment le M23.

                        Il faut noter qu’en ce moment, toutes les troupes sud-africaines et tanzaniennes de la Brigade d’Intervention de la Force de la MONUSCO sont totalement déployées. Quant aux Malawites, ils sont en train de se déployer, à en croire Basse

Tshieke Bukasa

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