La Monusco prend acte de la levée de la suspension du général Amisi

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MONUSCOScott Campbell, directeur du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme, a rapporté, hier mercredi 6 août 2014, la position de la Monusco sur la réhabilitation du général Gabriel Amisi dit « Tango Four », officier des Fardc suspendu en 2012 pour trafic d’armes avec des forces négatives. Dans un document distribué hier et intitulé « Contribution à la presse », la Mission onusienne a relevé le fait que le 1er août 2014, le général Amisi a été blanchi et réhabilité à la suite d’un examen mené par une commission d’enquête administrative mise en place par le gouvernement de la RDC.

            Cependant, a déploré Scott Campbell, jusqu’à présent, aucune enquête judiciaire n’a été ouverte contre ledit général, alors que la Monusco est disposée à « prêter ses bons offices, conseils et concours au gouvernement en vue de promouvoir les droits de l’homme et la lutte contre l’impunité » et à « prêter son appui au gouvernement de la RDC en vue de l’arrestation et du jugement des personnes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans le pays ».

            D’ailleurs, a-t-il rappelé, à la suite de la suspension de l’ancien chef des forces terrestres, le 28 février 2013, la Haut commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme avait adressé une lettre à la ministre de la Justice et Droits humains pour lui faire part de la nécessité d’initier une enquête judiciaire sur les allégations de violations graves des droits de l’homme commises à Kisangani(Province orientale), en mai 2002 et qui ont fait l’objet de deux rapports publics adressés au Conseil de sécurité en date du 16 juillet 2002 et du 24 février 2003.

            Il convient de noter que le conseil supérieur de défense a annoncé, le mercredi dernier à Kinshasa, la réhabilitation du général-major Gabriel Amisi Kumba dit «Tango Four » à l’issue d’une réunion que venait de présider le chef de l’Etat. Suspendu de ses fonctions de chef d’Etat major des forces terrestres des FARDC, le 2 novembre 2012, suite à des accusations de vente d’armes à des groupes armés de l’Est du pays et à des braconniers, la commission d’enquête initiée par la suite a démontré son innocence, avant d’aboutir à cette décision.

            Cette décision, estime-t-on, est, d’autre part, motivée par le comportement exemplaire, digne d’un cadre respectueux des institutions de son pays, affiché par cet officier supérieur des Forces Armées de la République démocratique du Congo, ainsi que sa fidélité vis-à-vis du commandant de l’Armée. Car, d’autres à sa place auraient affiché un comportement vindicatif.

             On croit savoir que maintenant, il ne restait plus que des formalités à remplir pour la reprise de ses fonctions et sa promotion. D’autant plus que tous les officiers sont montés en grade pendant la période de sa suspension.

TshiekeBukasa

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