La Monusco invite la population à ne pas confondre « vitesse » et « précipitation »

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cmdt-monusco copyFace à la colère qui monte de plus en plus au sein de la population de la ville de Beni, à 350 km au Nord de Goma (Nord-Kivu), laquelle observe depuis deux jours des journées «ville-morte» pour réclamer la traque des forces négatives par la Brigade internationale d’intervention, le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix-Prosper Basse, est monté au créneau en appelant à l’apaisement.

 En effet, depuis Goma où il se trouve, le casque bleu a indiqué hier mercredi 21 août 2013 que la Mission onusienne comprend parfaitement l’impatience et l’attente de la population de Beni. « …Cependant, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. La situation n’est pas aussi alarmante qu’on la présente, mais sachez que notre détermination est profonde et nous tenons à parachever notre mission ! » a-t-il promis.

Concernant les défections observées récemment au sein des FARDC dans  le territoire de Beni sous la conduite du colonel Bisamaza, le lieutenant-colonel Prosper Basse n’a pas livré la moindre explication justifiant cet acte. « C’est un cas exceptionnel dans toutes les armées du monde. Les dispositions sont mises en œuvre par les FARDC que nous appuyions pour retrouver particulièrement ceux-là… »

Il convient de souligner que quelques sources concordantes ont indiqué que la ville de Beni ressemblait hier mardi 21 août à une ville fantôme où boutiques, magasins, banques, stations services et petits commerces étaient restés fermés. La population de Beni a répondu ainsi à l’appel de la  société civile locale qui appelle la Brigade d’intervention de la Monusco à traquer les rebelles du M23, des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), des ADF-Nalu et les miliciens Maï-Maï. Ces journées « ville-morte » visent aussi à pousser les Forces armées de la RDC (FARDC) à poursuivre les opérations militaires dans les zones de combats au Nord-Kivu.

 Selon le président de la société civile de Beni, Gilbert Kambale, les groupes armés sont la cause principale de l’insécurité et de la souffrance des  populations civiles dans les territoires de Rutshuru, Beni et Lubero. Il a indiqué qu’après ces deux journées, d’autres «actions de plus grande envergure» vont se poursuivre jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.

            Le Vendredi 16 août dernier, rappelons-le, le commandant de la Force de la Monusco et celui de la Brigade d’Intervention, en mission à Béni, avaient rencontré la société civile. Celle-ci avait exprimé sa satisfaction après avoir discuté avec les généraux Carlos Alberto da Cruz et Aloys Mwakibolwa. Mais elle dit attendre des actions concrètes.

Tshieke Bukasa

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