La Monusco confirme la reddition d’un chef rebelle rwandais

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Le 15 février, après plus d’une année de négociations, la section Démobilisation, désarmement, réinsertion et rapatriement (DDRRR) a extrait le chef G5 des Forces Démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), le lieutenant- colonel Samuel Bisengimana, alias Sam Kunda-Mutima, du territoire de Ntoto, Walikale, à l’est de la Rd Congo, » a déclaré hier, mercredi 16 février 2011, le porte- parole de la MONUSCO, Madnodje Mounoubai.

Il estime que « cette défection porte un coup sérieux aux FDLR, dans la mesure où le lieutenant- colonel Mutima a été membre du haut commandement et formait le petit noyau de l’Etat major militaire des FDLR. Il était chargé de la mobilisation de l’appui civile aux FDLR. »
 Le porte- parole de la mission onusienne en Rd Congo a signalé qu’avant de se retirer dans la province du Nord- Kivu en 1994, le lieutenant- colonel Bisengimana avait occupé la fonction duecommandant de compagnie dans l’armée rwandaise.
 Il a indiqué aussi que « la défection de Bisengimana intervenait après l’extraction de 3 majors par le DDRRR à travers ses différentes opérations en janvier 2011. Tandis qu’en 2010, 1.881 rebelles FDLR ont opté pour une reddition et un désarmement volontaire auprès de la MONUSCO parmi lesquels les 64 officiers. 
 Le porte- parole a orienté les journalistes vers l’intéressé pour connaître les motivations qui l’ont poussé à déserter son mouvement. Figurait-t-il sur la liste des génocidaires recherchés par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda ? A cette question, le porte- parole a déclaré ignorer si son nom était repris sur la fameuse liste.

 

Les FDLR demeurent
 actives
 Malgré cette défection, la situation sur terrain ne semble pas donner des signes d’affaiblissement de cette rébellion rwandaise. Le porte- parole militaire de la mission onusienne en Rd Congo, le lieutenant- colonel Mamadou Gaye, a indiqué, quant à lui, que la situation militaire dans le Nord du Katanga était relativement calme mais volatile du fait de la présence de combattants FDLR et Mayi-Mayi Yakatumba dans le triangle Bendera- Kabimba-Wimbi dans les montagnes de Mitumba.
 Au Nord- Kivu, pendant que l’opération dénommée « Nouvelle Aube » est dans sa deuxième phase au parc national de Virunga, un effort particulier est mis dans la planification et la sélection d’objectifs ciblés visant à neutraliser les groupes armés. « Dans ce contexte, plusieurs accrochages ont opposé les FARDC et les éléments des FDLR dans la période du 4 au 14 février 2011 à Kikamata et Buleusa au Nord- Kivu, et à Matili au Sud- Kivu. 4 éléments des FDLR ont été tués, six blessés et un autre capturé avec son arme, » a dit Mamadou Gaye.
 A la question de savoir pourquoi les FARDC et la MONUSCO n’arrivent pas à mettre un terme  à l’aventure des FDLR et d’autres groupes armés, le porte- parole de la MONUSCO a répondu qu’ « il n’y avait pas de Rambo pour tuer les rebelles. » Puis, il a souligné le fait qu’il y a un volet militaire et un volet politique. « Le volet politique permet aux rebelles de se rendre sur base du volontariat, » a-t-il dit.

Jean- René Bompolonga      

 

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