La Monusco confirme la présence de M23 à 6 km de Goma

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En répondant à une question de la presse lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies hier mercredi 12 décembre 2012, le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse a confirmé la présence des éléments de M23 à Munigi, localité située à 6 km de la ville de Goma. La société civile de la province du Nord-Kivu qui a livré cette information, a déclaré que le M23 concentrerait des troupes dans le territoire de Nyiragongo où elle aurait aperçu la présence des troupes étrangères.

Il a signalé que c’est contrairement à la résolution des Chefs d’Etat des Grands Lacs- réunis en sommet le 24 novembre à Kampala- qui recommandait au M23 de se retirer au-delà de 20 Km de Goma. «Cette distance correspondait en fait à leurs positions initiales avant le début des hostilités», a-t-il souligné.

Il a signalé aussi que le sommet de la Conférence internationale de la région des Grands lacs (CIRGL) avait mis deux mécanismes en place pour le suivi de cette résolution. Il s’agit d’un mécanisme conjoint de vérification et d’une équipe d’évaluation militaire pour évaluer les composantes des groupes armés. Le porte-parole militaire pense qu’à ce moment, ces mécanismes doivent être en discussion avec les éléments du M23 pour le respect de cette résolution.

En attendant, la Monusco, a dit le porte-parole militaire, poursuit ses activités, surtout ses patrouilles, dans le chef lieu de la province du Nord- Kivu pour rassurer au maximum la population. Il pense qu’outre la solution militaire, les pourparlers de Kampala pourraient donner une solution politique à ce conflit. 

S’agissant des militaires rwandais arrêtés et transférés à Kinshasa, il a orienté les journalistes vers le gouvernement qui a décidé de leur transfert dans la capitale congolaise.

A la question de savoir si la Monusco participe ou non aux pourparlers de Kampala, le porte- parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai, a indiqué que la Monusco ne prenait pas part à ces assises pour la simple raison qu’elle n’est pas partie prenante dans le conflit.

Jean-René Bompolonga

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