La médiation électorale nationale chez Tshisekedi

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Conduite par le professeur Gérard Balanda – qui est un ancien 1er Président de la Cour Suprême de Justice (CSJ) – la délégation de la médiation nationale dans la crise postélectorale a été reçue hier jeudi, 15 novembre 2011, par Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la démocratie et le Progrès Social (U.D.P.S.). Comme tout le monde le sait, le leader de l’UDPS avait postulé et était classé au N°11 sur la liste des candidats présidents de la République. Malheureusement les résultats de ce scrutin publiés sont contestés non seulement par l’UDPS et son leader, mais aussi par toute l’opposition politique congolaise. La transparence et la crédibilité des opérations de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont été aussi contestées par les observateurs électoraux tant nationaux qu’internationaux. Et la victoire déclarée du candidat Joseph Kabila est remise en cause dans l’opinion publique. La démarche de cette médiation nationale, comme l’a souligné son président,  professeur Balanda, est de trouver une issue politique à cette crise.
               Cette délégation de la médiation nationale était composée, outre son président, du Père Martin Ekwa, de Mme Angélique Muyabo, de Cheikh Abdallah, de Mme Aradjabu Famili et de Mme Véronique Kani. Au sortir de leur entretien avec le Leader de l’UDPS, le professeur Gérard Balanda, n’a pas voulu se confier à la presse, prétextant qu’il était convaincu qu’une médiation doit rester secrète pour être efficace. Toutefois, il a précisé que c’était la seconde fois que lui et sa délégation venaient rencontrer Mr Etienne Tshisekedi ; et que celui-ci leur a prodigué des conseils utiles sur la bonne façon de conduire leur travail. Il a dit en outre que sa délégation effectuera la même démarche auprès des onze candidats engagés dans la présidentielle du 28 novembre dernier. Malgré l’insistance de la presse, les questions portant  sur plusieurs enjeux brûlants de l’heure sont restées sans réponse ; notamment  leur démarche et le probable verdict de la CSJ ; l’impact de diverses dénonciations des tricheries organisées à travers le pays et  la forme du schéma privilégié pour la sortie de crise : à la kenyane, à l’ivoirienne ou à la zimbabwéenne ?
SAKAZ

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