La Majorité Présidentielle lance un appel aux hésitants et sceptiques

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majorité parlementairePourquoi le chef de l’Etat s’est-il adressé à la Nation le 28 novembre dernier pour lancer l’idée de l’organisation et de la tenue d’un dialogue national ? A cette question, l’Ambassadeur André-Alain Atundu a d’emblée indiqué que cela entre dans le cadre des prérogatives constitutionnelles lui reconnaissant le statut de garant de la Nation, de symbole de l’unité nationale, partant du bon fonctionnement de la démocratie et de l’Etat au regard des engagements pris dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Tel a été le socle de la conférence de presse tenue le vendredi 04 décembre 2015 par l’Ambassadeur       André-Alain Atundu au siège social de la Majorité Présidentielle situé sur l’Avenue Claude Maluma, derrière l’hôtel la Différence, à Ndolo.
Conformément à la constitution et audit Accord-cadre d’Addis-Abeba, dans ce même discours, Joseph Kabila a rendu compte de la quintessence de ses consultations avec tous les acteurs sociopolitiques, toutes tendances confondues.
            En effet, cet Accord-cadre d’Addis-Abeba, a précisé André-Alain Atundu, dispose que « le gouvernement de la République doit promouvoir les objectifs de la réconciliation nationale, de tolérance et de démocratisation». Ensuite, la Résolution 2098 demande au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour la RDC de promouvoir le dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises, en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation. Toutefois, a fait remarquer le porte-parole de la Majorité Présidentielle, l’implication de la communauté internationale ne peut signifier en aucun cas aller jusqu’à la déresponsabilisation du chef de l’Etat et la substitution pure et simple des institutions de la République.
            Par ailleurs, concernant les remous observés dans certains milieux politiques, André-Alain Atundu a indiqué que l’article 16 de la loi sur les partis politiques dispose que l’opposition est appelée à promouvoir le pluralisme politique et reconnaitre le droit à la majorité de gouverner. C’est dans cet ordre d’idée que nulle part dans son discours du 28 novembre, Joseph Kabila n’a fait état d’une quelconque idée de procéder à une révision constitutionnelle. De même, en ce qui concerne le facilitateur international, aucune disposition ne lui reconnait le droit d’être juge ou chairman de ce dialogue. Il doit être considéré comme un témoin privilégié appelé à jouer le rôle d’entremetteur en cas de besoin, a insisté le porte-parole de la Majorité Présidentielle.
Vision de Kabila pour ce dialogue
 
            Faut-il rafraichir la mémoire des Congolais que Joseph Kabila a été élu en 2011 sur base de son programme d’actions intitulé les cinq chantiers? Pour atteindre les résultats de façon certaine et efficace, la Révolution de la Modernité fut choisie comme méthodologie d’approche. Ce programme des cinq chantiers poursuit un triple objectif, à savoir la réduction de la pénibilité, l’accès au confort et l’amélioration de l’environnement. La convocation de ce dialogue national inclusif se situe dans cette logique, notamment la quête d’apaisement politique et de cohésion nationale afin de préserver et de poursuivre la marche de la République vers l’émergence dans le but d’améliorer la situation sociale des congolais. «Voilà pourquoi la ajorité présidentielle, par ma voix», s’est écrié André-Alain Atundu, lance un appel à la classe politique encore sceptique de répondre positivement à l’appel de la patrie devant le risque, bref le danger des violences politiques majeures à l’orée des élections prochaines».
                                    F.M.