La LRA serait en liquidation

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 « En Province orientale, les récentes opérations, ainsi que les opérations spéciales conjointes, ont sensiblement réduit la liberté d’action et l’espace de manœuvre de la LRA (Armée de résistance du Seigneur), » a dit le lieutenant- colonel Mamadou Gaye, porte- parole militaire de la MONUSCO, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MONUSCO organisée hier au siège de la mission à Kinshasa.
 
 Il a signalé que dans le cadre de renforcement du dispositif sécuritaire à Faradje et à Gangala, la force de la MONUSCO a déployé des forces spéciales dans la zone de Faradje- Duru pour appuyer les opérations des FARDC. , contre la LRA. C’est ainsi que plusieurs bases additionnelles ont été établies dans le quadrilatère Wando-Faradje-Djabir-Kpodio.

Suite aux récents incidents de Djabir du 19 février 2011, les FARDC ont tué six présumés éléments de la LRA et ont fait libérer cinq personnes kidnappées par la LRA, a dit Mamadou Gaye.
 Le porte- parole militaire a souligné que la neutralisation des milices se poursuivait grâce à la redynamisation du centre conjoint de renseignement et des opérations, ainsi que la tenue régulière de réunions de coordination interarmées et sous- régionale entre la MONUSCO, les FARDC et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF). De plus, la mise en œuvre de concepts innovants d’échange de renseignements et d’alerte précoce se joint au renforcement de la coordination régionale de la stratégie contre la LRA.
 Répondant à une question sur la situation actuelle de la LRA, le porte- parole militaire n’a pas mâché ses mots pour dire que « la LRA est disloquée et fatiguée. Les actions que nous menons vont davantage affaiblir ce mouvement rebelle ougandais ». Il a signalé que c’était depuis six mois que ces opérations étaient menées.
 Cette affirmation est difficile à croire, a dit un journaliste dans la mesure où la population du Haut- Uélé demande plus d’efforts de la part de la MONUSCO et des forces gouvernementales pour être sécurisée face aux actions de la LRA. Répondant à cette préoccupation, le porte- parole a persisté et signé que la LRA était affaiblie et que la demande de la population était une demande normale pour sa sécurité.

Jean- René Bompolonga

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