La journée de l’ONU sous le signe d’un Congo nouveau

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 « Etre Etat membre des Nations Unies donne des droits et comporte des obligations. A cet égard, je voudrais saluer les engagements pris par le Gouvernement de la Rd Congo pour placer le pays sur le chemin de la démocratie et du progrès social et économique, conformément aux principes de la Charte de l’Organisation des Nations Unies, » a déclaré Roger Meece, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Rd Congo et patron de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco). C’était le  samedi 23 octobre 2010 à la salle de conférences internationales du ministère des Affaires étrangères, à l’occasion de la journée des Nations Unies marquant le 65ème anniversaire de la Charte de l’ONU. 

            Parmi les invités à cette cérémonie, il y avait le vice-premier ministre et ministre en charge des PTT, Simon Bulupiy, représentant le gouvernement congolais, des membres de l’Assemblée nationale, du corps diplomatique accrédité en RDC, de la société civile congolaise.

            « Les nations Unies sont là pour aider les gouvernements à relever les défis auxquels ils sont confrontés, y compris les plus délicats d’entre eux. Je formule le vœu que la force de notre partenariat et notre dialogue constant et constructif, permette d’assurer une vie meilleure et un avenir prospère au peuple congolais », a tenu à souligner le numéro 1 de la Monusco.

            A cet effet, il convient de signaler que la journée a marqué le début de la campagne de sensibilisation des Nations Unies pour la paix, la stabilité et le développement de la RDC sous la coordination de la Monusco. Avec comme thème « Un Congo nouveau », elle vise à sensibiliser la population congolaise à s’investir dans la consolidation de la paix, la démocratie, les droits de l’homme, la protection, l’arrêt des violences faites à la femme, l’union au sein de la communauté pour le développement.

            Roger Meece a repris quelques propos du secrétaire général de l’ONU à cette occasion : « Nous mesurons l’étendue des progrès que nous avons accomplis ensemble, avec le recul de l’illettrisme, l’allongement de l’espérance de vie, la diffusion du savoir et des technologies et les avancées réalisées sur les plans de la démocratie et l’état de droit. ». Malgré cela, pour le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, d’immenses défis restent cependant à relever, et ce, dans de nombreux domaines : « Les Nations Unies sont prêtes à y faire face, montrant ainsi leur engagement aux idéaux exprimés dans la charte fondatrice de l’organisation. »

            Simon Bulupiy a commencé par rendre hommage aux secrétaires généraux des Nations Unies pour les efforts louables qu’ils ont entrepris pour promouvoir les idéaux de la charte en Rd Congo, avant d’exprimer une pensée pieuse à Dag Hammarschold et aux casques bleus qui ont perdu la vie pour instaurer la paix en Rd Congo.

            Parlant du projet « Un Congo nouveau », le vice- premier ministre a déclaré que « ce projet évoque les relations de partenariat entre l’ONU et la Rd Congo pour l’édification d’un Congo plus uni, plus stable, plus démocratique et plus prospère. » Cependant, dans la situation actuelle qui prévaut en Rd Congo, notamment celle de «guerre,  cela donne l’impression que « c’est une musique qui est jouée en Rd Congo avec une partition écrite ailleurs ». Il a formulé le vœu de voir la prochaine célébration de cette journée être plus radieuse, prometteuse pour la Rd Congo, l’Afrique et le monde entier. 

            Auparavant, l’assistance a suivi le député Joseph Ipakala, le président de la commission des relations extérieures de l’Assemblée nationale, qui a témoigné la reconnaissance de la Rd Congo à la communauté internationale pour l’assistance qu’elle ne cesse d’apporter au pays pour sa pacification et sa stabilisation. Il a ensuite montré le rôle et les réalisations marquantes du parlement congolais dans l’’élaboration de plusieurs lois propices à un climat de paix et de concorde entre les Etats.  

            L’assistance a eu aussi à suivre une vidéo relative au témoignage du deuxième vice-président du Sénat, Mario Cardoso Losembe, qui a été le premier représentant de la Rd Congo aux Nations Unies. Ses déclarations constituent non seulement un témoignage frappant sur les querelles mesquines des acteurs politiques congolais, mais aussi l’illustration parfaite de leur manque de cohésion et de concorde pour la défense des intérêts du pays. En effet, il a rappelé que pour occuper le siège de la Rd Congo au lendemain de l’indépendance du pays, il y avait deux délégations parties de la Rd Congo. Une délégation du président Kasa- Vubu avec Mario Cardoso Losembe comme représentant et une autre du premier ministre Lumumba, avec comme représentant Thomas Kanza. Pour désigner le représentant de la Rd Congo, une commission onusienne avait dû recourir au vote pour départager les deux délégations et élire la délégation envoyée par le président Kasa-Vubu. Le mal que les acteurs politiques congolais font subir au Congo ne date pas d’aujourd’hui et il sied d’écouter avec attention ceux qui affirment sans crainte d’être contredits que les politiciens sont à la base de la misère des Congolais. 

Jean- René Bompolonga   

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