La JICA recourt à l’expertise  de l’OPEC pour les anciens stagiaires de l’INPP

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INPP_imgAprès l’Agence Française de développement (AFD), la Fédération des entreprises du Congo (FEC), l’Institut européen de coopération et de développement, le BIT, l’UNESCO, l’ENAIP … c’est au tour de l’Office pour la Promotion des petites et moyennes Entreprises au Congo (OPEC) de convoler en noces avec l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Depuis mardi 14 juillet 2015, dans la salle polyvalente de sa nouvelle  direction provinciale sise 11è rue, quartier Industriel, dans la commune de Limete, il a procédé à la signature du protocole d’accord de collaboration pour l’accompagnement en entrepreneuriat des stagiaires formés par l’INPP. Bénéficiant de l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), en termes de moyens logistiques, techniques et financiers, ce projet vise à susciter en eux des vocations entrepreneuriales capables de créer des petites unités de production, véritables pourvoyeuses de revenus et d’emplois.

Dans son adresse de circonstance, le Directeur Général de l’Office pour la Promotion des petites et moyennes Entreprises au Congo, Donatien Mukendi wa Mukendi, a beaucoup insisté sur le fait que « l’insertion économique des jeunes pour par la création des micro-entreprises est devenue l’un des axes prioritaires pour le gouvernement de la République. Et, cela afin de donner une lueur d’espoir à cette frange de la population ».

Pour le DG de l’OPEC, l’idée de mettre sur pied un programme d’ « accompagnement/coaching  des stagiaires de l’INPP à l’exercice de l’entrepreneuriat productif » fait suite au constat malheureux selon lequel bon nombre d’anciens stagiaires de l’INPP demeurent sans emploi, en dépit de leur qualification technique et professionnelle. Cette situation est consécutive à l’étroitesse du marché de l’emploi, n’offrant que des rares opportunités d’embauche. Ce qui pousse, d’ailleurs, certains d’entre eux à s’expatrier dans des pays qui ont un marché d’emploi plus attractif».

A travers ce contrat de partenariat, l’OPEC, s’assigne comme objectifs de susciter parmi les stagiaires des vocations entrepreneuriales capables de créer des unités de production, véritables pourvoyeuses de revenus et d’emploi. Ensuite, d’accompagner ceux qui ont déjà monté leurs entreprises, afin de participer à la résolution du problème sus-évoqué lié à l’employabilité des jeunes congolais.

Pour sa part, l’ADG de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe, a exprimé toute sa satisfaction face à cette collaboration. Ce protocole d’accord, a-t-il indiqué, rentre dans le cadre du suivi de l’après-formation. En effet, pour lui, les compétences techniques offertes aux stagiaires par l’INPP seront accompagnées par les fonctions administrative, commerciale et financière, pour la réussite d’une entreprise. Et l’OPEC a pour mission de suivre l’entreprise de sa genèse à sa maturité.

Maurice Tshikuya Kayembe a insisté sur le fait que le présent protocole d’accord a pour objectif de créer des entreprises congolaises productives, en vue de construire une économie croissante qui est voie obligée pour la création des emplois et la réinsertion socio-économique des jeunes. Il a insisté sur le respect de la culture de l’entreprise en invitant les stagiaires à mutualiser les efforts d’entreprendre, en vue de cheminer vers l’émergence du pays.

Michel  LUKA