La jeunesse estudiantine dressée contre la guerre

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Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre de chaque année, la MONUSCO a organisé hier dans la salle de promotion de l’Université de Kinshasa, une rencontre sur le sous-thème « Réflexions sur l’engagement de la jeunesse estudiantine ». Le thème général de la journée était « Paix et démocratie, faites vous entendre! ».

Crispin Nlanda Ibanda, de l’unité Outreach de la division de l’information publique de la Monusco et modérateur de la rencontre, a circonscrit le cadre de la journée en déclarant que les « Nations Unies, en décrétant cette journée internationale de la paix veulent que ce jour-là, qu’aucune arme ne crépite pour tuer un être humain. » Il a souligné que l’objectif demeure même si les armes continuent à être utilisées ce jour-là.

Parlant de la rencontre, il a indiqué que la Monusco a voulu rassembler les étudiants des établissements publics de l’enseignement supérieur de Kinshasa pour les amener à soutenir la paix en cette période électorale où la situation est déjà tendue à Kinshasa. A midi, il a fait observer une minute de silence en mémoire de ceux qui sont morts pour la cause de la paix.

Deux orateurs ont pris la parole pour des exposés scientifiques à l’intention des étudiants. Le professeur Isidore Ndaywell a entretenu les étudiants sur « l’engagement des universitaires dans la consolidation de la paix : expérience partagée de 50 ans d’indépendance ». Le professeur Kabuya Lumuna a ensuite exposé sur « le rôle de l’Université dans l’action politique et l’action des politiques sur l’Université, réflexions d’un sociologue. »
Faisant savoir aux étudiants qu’il faut savoir vivre pleinement les problèmes de sa société, le professeur Ndaywell a déclaré à l’auditoire qu’ « une société sans conflit n’existe pas, mais elle (société) doit se doter des mécanismes internes pour dépasser les conflits. » Le professeur Kabuya Lumuna a surtout insisté sur le fait qu’ « un universitaire suit quelqu’un non pas parce qu’il est beau, mais parce qu’il a des idées».

Le directeur de l’information publique de la Monusco, Ola Davies Georges, a ensuite lu le message du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Rd Congo. Dans ce message, Roger Meece écrit : « En ce moment très sensible pour la Rd Congo, il nous semble important de rappeler à toute la communauté et particulièrement à la jeunesse estudiantine que les élections ne sont pas un but en soi. Elles représentent une stratégie et un mécanisme pacifique pour la conquête du pouvoir en vue de gérer un Etat. Toutes les sociétés humaines ont, à un moment donné de leur histoire, développé un système électoral qui s’impose à la société pour éviter que l’accès au pouvoir ne soit l’occasion de fragiliser la paix et les équilibres communautaires. A travers les élections donc, c’est la paix que l’on cherche à garantir dans la société. A travers les élections, c’est la paix et le progrès que la Rd Congo cherche à garantir. »
Une étudiante a été appelée à lire le message du secrétaire général de l’ONU, Ban-ki- Moon. « Cette célébration permet de rappeler au monde que l’alliance de la paix et de la démocratie, consacrée par la Déclaration universelle des droits de l’homme, offre un cadre propice à l’exercice d’innombrables droits politiques et de libertés civiles, » a-t-il dit.

Le directeur de cabinet adjoint du ministère de l’Enseignement supérieur, le professeur docteur Ngombe Kabamba Nadège, a lu le message du ministre de l’ESU qui estime que « ce thème tombe à point nommé pour la Rd Congo. Nous sommes appelés à vivre en harmonie quelle que soient nos divergences. »
L’étudiante Mayulu Yolande de 2ème année de graduat hôtellerie de l’ISP/Gombe reste sceptique malgré cette activité consacrée à la paix. « Tel que le processus électoral évolue dans notre pays, je vois la paix s’éloigner sans cesse de la Rd Congo, » a-t-elle dit.
Pour l’étudiante Rose Konde de la 1ère licence Histoire de l’ISP/Gombe : « Nous devons mobiliser la population pour la paix, car nous avons besoin de la paix et les élections doivent se passer dans la paix. »

Jean- René Bompolonga

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