La HAM accorde un moratoire aux producteurs indépendants

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La Haute Autorité des Médias (HAM) accorde un moratoire de trois mois aux producteurs indépendants des programmes audiovisuels. C’est l’essentiel du message passé vendredi par son président, Primo Mukambilua, à l’occasion du sixième anniversaire de l’instance de régulation des médias en RD Congo. 

            Il a, à cet effet, souligné qu’un programme électoral en élaboration prévoit la finalisation de l’identification des médias et des producteurs indépendants, organes de presse et la validation des cahiers des charges par les opérateurs du secteur. Suivront ensuite des séances de sensibilisation des professionnels des médias sur les reportages électoraux, les fora des partis politiques sur l’éthique et la responsabilité à travers les médias, la régulation de la pré-campagne et la campagne électorale elle-même.

            Dans un discours-bilan, Mukambilwa a survolé différents partenariats ayant engagé l’institution de régulation des médias et d’autres structures officielles avant de souligner des modifications qui devront toucher, à long terme, le monde des médias. C’est notamment la numérisation des infrastructures. « Ce qui augure la disparition des officines audiovisuelles hors normes, créées par des mercantiles opérateurs dans le secteur des médias, se battant bec et ongles pour transformer l’espace culturel en un vaste marché de vente d’illusion, d’instrumentalisation du professionnel des médias, détruisant, de ce fait, toute élévation des masses à partir des programmes imposés au public ».

            Il a, en outre, rappelé, à l’approche des élections, aux médias et à l’ensemble des opérateurs politiques l’obligation d’une stricte observance du code de bonne conduite auquel ils ont « librement » souscrit.

            En six ans, Mukambilwa est d’avis que la Ham s’est acquittée de ses obligations en procédant à « une régulation méthodique des entreprises de presse tant publiques que privées et ce, dans tous les secteurs ciblés de la loi et par son règlement intérieur ». Il est parti de l’indécence dans la présentation des animatrices d’émissions télévisées aux propos à caractère diffamatoires en passant par le déséquilibre dans l’information politique et les séquences pornographiques, sans compter les différents rappels à l’ordre en rapport avec la publicité des boissons alcoolisées et des produits phytothérapiques. « Il faut avouer que le travail a été fait en dépit des difficultés de plusieurs ordres qu’a connues et connaît la HAM… », a, enfin, reconnu Mukambilwa.      

   Muriel Kadima et D-I.K

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