La Grande Bretagne aux côtés des Congolais

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Les Britanniques sont bien aux côtés des Congolais pour « consolider la paix et réduire la pauvreté ». L’engagement que la Grande Bretagne veut, à tout prix, matérialiser à travers ses interventions sur le terrain, a fait l’objet d’échanges samedi en la résidence de l’ambassadeur Neil Wigan, avenue Roi Baudouin à Kinshasa/Gombe. 

            Une brochette d’invités  a échangé  avec le diplomate sur l’apport attendu de son pays par la RD Congo.

            Une initiative du Club diplomatique de Kinshasa qui s’est donnée la mission de contribuer à l’analyse, à la promotion et au développement de la diplomatie congolaise. Son président, Gauthier Shabani a, d’entrée de jeu, déclaré que né en 2001 avec le soutien de l’université de Kinshasa ainsi que de nombreuses Ong, le Club vise une meilleure intégration de la RDC dans le courant de la mondialisation.

 « La CDK veut promouvoir au niveau mondial les grandes causes congolaises et les ambitions légitimes de l’Etat congolais dans les domaines du développement économique, de la protection de l’environnement, de la santé, de la paix et de la démocratie », a précisé Shabani qui reste d’avis qu’ « il faut, aujourd’hui pour relever les défis auxquels la RDC est confrontée, mettre en œuvre une nouvelle diplomatie, menée par une nouvelle race de diplomates ».

            Principal orateur : le maître des céans qui a abordé, sans tabou, les rapports  qu’entretiennent  son pays et l’Etat d’accueil.  Il est ressorti de l’intervention de Desmond Patrick Neil Wigan que le Royaume uni est le deuxième contributeur à l’essor de la RDC à travers l’Union européenne. A une question sur la localisation du lieu de l’obtention de visa jugé fort éloigné, le diplomate a souligné que c’est la tradition désormais acquise de son pays pour contrôler le flux des requérants de visa. Il a cependant précisé que les facilités pourraient être envisagées pour, notamment, traduite les textes en français, répondant ainsi à une inquiétude exprimée par Colette Tshomba. L’ambassadeur britannique a reconnu que Naïrobi est  effectivement située à plusieurs milliers de kilomètres de Kinshasa, mais il ne constitue pas pour autant une exception. Il a à ce sujet, donné l’exemple de Dubaï, pris pour lieu pour les demandeurs de visa établis en Asie. A une préoccupation au sujet de la mort à la mi-octobre, par violence, de Jimmy Mubenga, de suite d’une rare brutalité de la police britannique alors qu’elle assurait son expulsion vers l’Angola, l’ambassadeur s’est visiblement montré peiné. Il a rassuré ses vis-à-vis qu’une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances du décès du jeune homme, porteur d’un passeport angolais mais RD-congolais de souche.

            Enfin, Neil Wigan, visiblement satisfait, a souhaité la pérennisation d’une telle « Agora » en vue de permettre à la représentation britannique de s’assurer du feed-back des bénéficiaires de l’aide et la coopération britannique.   

D-I.K

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