La «fortune» de Mandela :

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BRITAIN-SOUTH AFRICA-POLITICS-BROWN-MANDELAIl  lègue une partie de ses avoirs aux écoles et universités

Trois millions des dollars Us! Telle est la fortune qu’a laissée Feu Nelson MANDELA décédé depuis un mois et dont les obsèques ont rassemblé tous les grands de ce monde alors qu’il n’exerçait plus des fonctions officielles depuis plus de quinze ans. Son testament a été rendu public hier et a mis fin aux déchirements au sein de sa famille biologique avant et après son décès. Essentiellement entre sa dernière épouse, Graça MACHEL et ses enfants et petits-enfants.

Ce qui a touché bon nombre d’observateurs, c’est la clé de répartition de cette fortune. Pas un mot en direction de sa deuxième femme, Winnie MANDELA dont il s’était séparé quelques mois après sa sortie de prison. Cependant, Madhiba a réservé 50 % de sa fortune à sa veuve Graça MACHEL, veuve de feu le président mozambicain Samora MACHEL mort dans un crash de son avion en 1987, près d’une localité située en territoire sud-africain  de retour d’un sommet de l’Union Africaine.

Dans ce testament d’une cinquantaine des pages, Nelson MANDELA lègue ses biens à ses enfants, ses petits-enfants, son épouse mais également à son personnel domestique et surtout à différentes universités et écoles. Dont l’Université de Witwatersrand, l’une des facultés de Johannesburg où il avait étudié, l’école secondaire de Qunu son village natal et où il a grandi et un lycée de Soweto. Quant à  sa maison privée du quartier de Houghton où la mort l’a surpris, Madibha l’a donnée à sa veuve Graça MACHEL.

Leçon aux dirigeants africains

Que représente la somme de trois millions des dollars Us par rapport aux centaines des millions ou aux milliards des dollars que certains chefs d’Etat africains ou arabes cachent dans des paradis fiscaux des Iles Vierges et d’ailleurs ? Des fortunes obtenues par la corruption, la surfacturation, la vente des sites miniers et pétroliers à des vils prix pour être revendus plus tard à plus des centaines des millions des dollars Us ! Ce héros d’Afrique du Sud et de la plupart des Etats du Monde à cause de sa lutte contre le système odieux de l’Apartheid a eu plusieurs occasions de se taper une fortune colossale à l’instar de ses homologues africains. Il a d’abord administré une leçon de modestie aux autres chefs d’Etat Africains en rejetant sans bruit ni gêne l’offre et la possibilité, pourtant inscrite dans la constitution de son pays, de faire deux mandats à la tête de son pays. Ce que son successeur a eu du mal à admettre et à réaliser car il s’est acharné à vouloir modifier cette disposition constitutionnelle pour faire plus de deux mandats à la tête de l’Etat.

Cette leçon de Nelson MANDELA est à inscrire dans les annales de l’histoire politique africaine. Que des fortunes incommensurables acquises sur le sang de leurs compatriotes n’ont-elles pas disparu au lendemain des décès de certains dirigeants africains parce que logées dans des comptes secrets de ces paradis fiscaux et ne pouvant être récupérées qu’en utilisant des codes secrets !

C’est après l’exécution de Mouammar El Kadhafi que l’on ne cesse de découvrir l’existence des sommes colossales en milliards des dollars Us logées dans des banques sud-africaines et l’on ne sait pas comment le gouvernement de la Libye pourra les récupérer. On ne connaitra jamais combien des milliards des dollars ont-ils été placés dans des paradis fiscaux par ce dictateur libyen ? M. Karim WADE, le fils de l’ancien président sénégalais se trouve aujourd’hui en détention préventive à la maison d’arrêt de Dakar car poursuivi pour enrichissement illicite et sans cause. Il détiendrait la coquette somme de plus de deux milliards des dollars Us acquis pendant les dix ans du règne de son père à travers des marchés publics et privés conclus avec des entreprises étrangères. On prête à l’ancien dictateur tunisien et surtout aux membres de la famille de son épouse aujourd’hui réfugié en  Arabie Saoudite une fortune colossale évaluée à plus de quinze milliards des dollars Us logés dans des paradis fiscaux.

Il se raconte qu’un ancien dirigeant d’une province en sécession en 1960 s’était vu refoulé par une banque occidentale où il avait placé le trésor de son ancien Etat. Au motif que le dit compte avait été placé au nom de son Etat sécessionniste. La banque ne lui reconnaissait plus la qualité de dirigeant d’un Etat qui n’existait plus. Les millions des dollars us ou des Francs Français et belges ont disparu et lui-même n’a pas pu saisir la justice au risque de se voir débouté pour défaut de qualité. Combien des chefs d’Etat et de gouvernement africains ne se trouvent-ils pas détenteurs des comptes bancaires dans des paradis fiscaux que l’on ne peut actionner qu’au moyen des codes secrets ? Des fortunes qui auraient servi à construire des écoles, des hôpitaux, des universités, comme vient de le démontrer Nelson MANDELA avec sa fortune modeste de trois millions des dollars acquise à la sueur de son front.  F.M.       

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