La Fondation Bill Clinton va primer les lauréats

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  Dans un communiqué de presse de la Fondation Bill Clinton pour la Paix « FBCP » portant le paraphe du président du comité exécutif international de cette asbl  et  remis au Phare, il est dit que cette fondation  mène présentement des sondages sur les médias kinois  ayant contribué activement à la promotion de la paix  et des droits de l’homme.
 En fait, les enquêteurs du FBCP recherchent des indications objectives vérifiables censées déterminer les organes, agences de presse, chaînes de télévision les plus lus et suivis  dont le travail a contribué à la consolidation de la paix et à la promotion des droits de l’homme.

 Sont également concernés par ce sondage : les Chefs d’Etat honoraires ou en exercice qui ont bien travaillé pour le bien-être de leurs peuples et ont œuvré pour l’amélioration des droits de l’homme et de la démocratie. Les hommes d’affaires nationaux et expatriés, les diplomates, les acteurs politiques….n’ont pas été oubliés.
 Les enquêteurs du FBCP s’intéressent aussi aux ongs congolaises et internationales, artistes musiciens dont les œuvres exaltent la paix.
 Les cinq premiers lauréats de chaque catégorie d’activités retenues seront honorés après publication des résultats, fait remarquer Emmanuel  Adu Cole. Une manifestation  sera organisée pour la circonstance le 26 mai 2011.
          Jean- Pierre Nkutu
Les étudiantes rassurées sur les opportunités de la filière judiciaire
L’
Université Protestante du Congo « UPC »  a accueilli hier mercredi 23 février ’un consortium (regroupement d’ongs) qui sensibilise les étudiantes en droit sur le leadership, le genre et les violences faites à la femme. Cette campagne en milieu universitaire est financée par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas.
Union Chrétienne Féminine, section RDC, Elaeis, Détectives Experts pour les Droits au Quotidien « Dedq », les associations des femmes magistrates et avocates, la Ligue de la Zone Afrique pour les Droits des Enfants et des Elèves « Lizadeel »  constituent ce consortium.
Pour cet avant dernier passage dans les universités kinoises, on a noté la présence à la tribune de D.J Koch, second Secrétaire d’ambassade du Royaume des Pays Bas en RDC , Ndala Musuamba, conseillère à la Cour Suprême de Justice, le major de la police Chantal Apendeki, Lydie Mokeke, avocate près de la CPI, Alice Mirimo, coordinatrice de ces journées de sensibilisation….

 Jérémie Agalia et John Bakualufu étaient là pour le compte d’Elaeis et de Dedq. Renforcer le plaidoyer mené par le groupe thématique genre du DSCRP pour la féminisation des professions judiciaires, susciter auprès de la gent féminine des vocations pour la police, l’armée, battre campagne sur les violences faites à la femme sont les objectifs assignés à ces journées de sensibilisation. Et cela à travers les échanges d’expériences entre intervenantes et  leurs auditrices.
 Comme lors des étapes précédentes, Alice Mirimo a été la première à prendre la parole pour dire que leur regroupement milite pour le respect de la dignité des femmes et enfants  Et d’indiquer que dans le DSCRP, le genre tient une place importante. Les membres du groupe Genre  avaient initié récemment un plaidoyer auprès des autorités pour la féminisation des professions de la filière judiciaire. Pour mieux expliquer le concept du leadership, il est nécessaire de descendre vers la base. La parité, a-t-elle ajouté, ne concerne pas seulement la politique. La femme doit être dans l’armée, la police,  les secteurs privés, publics…. Cela est possible si elle est vraiment instruite.
 En outre, les hommes, majoritaires, dans l’appareil judiciaire, n’accordent pas des fois une grande attention aux violences faites à la femme, a-t-elle indiqué.
 
Plusieurs horizons

 Lydie Mokeke, Ndala Musuamba, Josiane Mutombo, Annie Wadi, Chantal Apendeki…. sont revenues sur leurs parcours professionnels.
Juristes de profession, ces dames sont aujourd’hui dans le barreau,  la magistrature, les organisations internationales, l’administration, les ongs, la police.. Peu enclines à la facilité, elles ont compté sur elles –mêmes pour sortir de l’anonymat.  Encouragées par leurs maris, elles ne trouvent aucune incompatibilité à concilier la vie conjugale et leurs carrières.
 Elles ont demandé aux étudiantes de l’UPC de s’inspirer de leur exemple pour être des leaders dans la société. Ndala Musumaba, présentement conseillère à la Cour Suprême de Justice, a fait savoir à l’assistance avoir terminé ses études en 1979.
 Elle a gravi patiemment tous les échelons pour devenir aujourd’hui conseillère à la CSJ.
 Lydie Mokeke a déclaré avoir suivi plusieurs séminaires de renforcement des capacités. Férue du droit pénal, elle s’est décidée un jour à postuler à la CPI. Et comme, l’une des conditions exigées était de totaliser dix ans dans le métier, grande a été sa surprise de voir sa candidature retenue. « Je suis pour la défense »
 «Mais jusqu’ici, je suis comme un marchand des cercueils qui ne peut souhaiter la mort des gens pour prospérer. Un jour, mon heure viendra » a-t-elle indiqué. Josiane  Mutombo, cadre au Bureau conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme a laissé entendre que très peu de Congolais sont dans les sphères internationales. «Travailler avec les hommes n’est pas une mince affaire », a laissé entendre Ndala Musuamba. Annie Kenda, cadre au ministère du Genre, a parlé de la politique gouvernementale sur le Genre, Enjeux et  Défis.
 Elle a rappelé de la vision du colonisateur belge sur la femme congolaise, les efforts entrepris depuis 1960 par les décideurs politiques  pour offrir des opportunités égales  à tous les citoyens congolais, la persistance des inégalités en matière des droits humains, les articles 12, 13, 14… de la Constitution du 18 février 2006 sur l’égalité des chances….
 Après ce partage d’expériences, les étudiantes ont posé des questions sur les modalités de recrutement des policiers, les possibilités de quitter la magistrature pour le barreau ou vice versa, les mécanismes mis en place par le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme pour éradiquer les violences sexuelles….
 
   Jean- Pierre Nkutu
Beach Ngobila : l’Onatra chasse ses locataires
La tension est montée de plusieurs crans au Beach Ngobila, principalement dans les milieux de ceux qui se considèrent comme les locataires de l’Onatra. En effet, par son « Avis au public n°159.Onatra-PTF/2 » portant à la fois les dates du 11 et du 14 février 2011, mais signé Serge Basaula Ndombedi, Administrateur Directeur Général a.i. et président du Comité de Coordination de la Surveillance des Frontières Fluviales, l’Onatra (Office National des Transports) a mis fin aux activités des locataires de ses entrepôts ainsi que des exploitants des bars, kiosques et autres au Beach Ngobila.
Le document tient en ces quelques mots : « Dans le cadre de l’assainissement du Beach Ngobila et pour des raisons d’Etat, le Comité de Coordination des Frontières Fluviales a décidé, au cours de sa réunion de ce vendredi 11 février 2011, le déguerpissement, au plus tard le mardi 15 février 2011, de tous les tenanciers des entrepôts, bars et tous ceux dont l’activité est de nature à empêcher la libre circulation des passagers et le contrôle dans ce site frontalier. Cette décision, qui est opposable à tous, n’est susceptible d’aucun recours ».

Ce qui irrite les partenaires de l’Onatra, c’est le vice de forme et de procédure. Signataires des contrats écrits individuels de bail, établis selon les règles, ils se disent scandalisés d’être informés par un avis public collé aux murs. A leur avis, le baileur aurait dû écrire à chacun de manière individuelle. En outre, ils dénoncent la résiliation unilatérale de leur partenariat : « Les locataires des entrepôts, bars et autres ont signé des contrats de bail avec l’Onatra. Dans ces accords, il y a des dispositions qui précisent les conditions de résiliation des contrats. Aucune partie contractante ne peut décider, à elle seule, de rompre ces contrats », se plaignent-ils.
 Ils relèvent aussi le fait que la résiliation des contrats a été sélective. Certains entrepôts, bars et kiosques continuent de fonctionner dans les installations portuaires.
 S’agissant du fond même du problème, les locataires de l’Onatra soutiennent que les activités des entrepôts ne peuvent constituer une entrave à la libre circulation des passagers. Selon eux, les services parallèles qui troublent l’ordre aux postes frontaliers et tracassent commerçants et voyageurs sont bien connus, ainsi que l’avait relevé le Premier ministre, Adolphe Muzito, lors de son récent passage au Beach Ngobila. Au lieu de s’attaquer aux vrais fossoyeurs de l’économie nationale dans les postes frontaliers, protestent-ils, l’Onatra préfère sanctionner le menu fretin.
 Enfin, les locataires de l’Onatra menacent de saisir les instances judiciaires si cette société commerciale ne respecte pas les règles de procédure en matière de résiliation des contrats.
    Kimp

   

      

 

 

 

 

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