La fille de feu Karay en procès contre Muyala

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Un conflit foncier oppose Kalala Malongo Pamela,  la fille du promoteur de l’ex CS Karay à Ndjili   décédé, à  Pierre Muyala. Les deux protagonistes se disputent la parcelle sise avenue Nganaketi 112, commune de Kimbanseke. Cette affaire est enrôlée au Tribunal de Grande Instance « TGI » de Ndjili sous RC 17.842.   Muyala habite dans la parcelle querellée depuis un an. Estimant être la bénéficiaire de la dite parcelle, Pamela sollicite du tribunal le déguerpissement de Muyala. Le conseil du cité a vainement tenté d’obtenir du tribunal le renvoi à une autre date  de l’audience du lundi 30 juillet 2012.

La plaidoirie a eu lieu finalement

 Exposant sommairement les faits, le conseil de la partie demanderesse a dit que peu avant sa mort, Kalala Matadi avait établi un testament dans lequel il avait légué sa parcelle de Nganaketi à sa cliente Pamela. Cette dernière habite Ndjili et se rend à Kimbanseke de manière épisodique. Néanmoins, elle avait installé son oncle dans sa parcelle. «Pierre Muyala a érigé dernièrement un hangar dans la parcelle de ma cliente», a-t-il précisé.
 Peu précis dans son récit, le cité a dit qu’une maman est la propriétaire originale de la fameuse parcelle. Et l’a « cédée » à  ses frères.  N’expliquant pas clairement l’origine de cet argent. Cette dernière y avait placé ensuite  son frère aîné et son jeune frère. A la mort de la dame, les frères en question se sont convenus de liquider ce bien. Ayant eu vent de cette histoire, il s’est empressé de conclure le marché en 2006 en versant un premier acompte. Il a dit avoir versé l’autre acompte plus tard. Quatre années plus tard, un certain Trésor a commencé à s’agiter. En somme, on lui a exigé d’ajouter un supplément à l’argent versé. Ne s’étant pas mis d’accord, ils se sont retrouvés au niveau du chef de quartier qui lui a donné raison, lui demandant par la même occasion  de continuer les travaux.
 Son conseil a fait remarquer que le conseil du citant ne lui a jamais communiqué le testament de feu Kalala. 

Contradictions

 Reprenant la parole, le conseil du citant a dit qu’il y a des contradictions dans les propos de la partie défenderesse.  Qui ne s’explique pas clairement sur les identités des personnes avec lesquelles il avait conclu son marché.  Soulignant parfois avoir négocié avec des gens qu’il ne connaît pas.  «On est en matière civile», a-t-il précisé. Quels sont les titres que les autres lui ont brandits avant de finaliser la transaction ? s’est-il écrié. En outre, les pièces de sa cliente datent de 1999. Celles de son contradicteur ont été établies en 2006. Par ailleurs, la citation directe devant justifier l’enrôlement du même dossier au Tripaix de Ndjili contient des incorrections. Demandant au tribunal de déclarer leur requête recevable et fondée, il récla la somme de 1000 dollars américains comme DI pour le préjudice subi pendant une année par sa cliente.
 Appelé à donner son avis, le ministère public a laissé entendre qu’on ne peut pas parler de surséance. Ceci dans la mesure où l’exploit présenté par la partie défenderesse n’est pas instrumenté. On ne peut pas dire clairement qu’au niveau du pénal, les débats sont également engagés.
 Par ailleurs, la partie défenderesse n’a produit aucune pièce pour asseoir son argumentaire. L’autre partie a déposé le testament et d’autres pièces. Le ministère public a sollicité du tribunal le déguerpissement de Muyaya de la parcelle querellée.  Quant au DI, le tribunal devrait apprécier, a-t-il précisé.
En conclusion, l’affaire a été prise en délibérée. Le tribunal va se prononcer dans le délai.


                               
   Jean Pierre Nkutu

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