La femme ahmadie plus émancipée que la musulmane

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La communauté Ahmadiyya, une des branches de l’Islam, a pris prétexte de la célébration de la Journée internationale de la femme hier mardi 8 mars 2016  pour parler de la place de la jeune fille et de la femme ahmadie dans la société. Il a été remis à la même occasion aux médias le résumé d’un ouvrage de Chaudry Muhammad Zafrulla Khan, un dignitaire ahmadi, intitulé « La femme en Islam ». Les dignitaires ahmadis ont mis en exergue les droits de la femme. Par exemple, les femmes ahmadies ne sont pas obligées de porter le voile et peuvent sortir avec les hommes de leur choix. En théorie, un musulman peut épouser à la limite quatre femmes.

«Mais nous, nous sommes voués à la monogamie.  En outre, dans certains pays, les musulmanes n’ont pas le droit de choisir leurs maris  et leurs mariages sont souvent arrangés. Mais quant à nous, nos femmes peuvent sortir avec qui elles veulent », lit-on dans ce texte. Si une femme ahmadie est stérile, elle va encourager son mari à contracter un autre mariage pour qu’il ait des enfants.

            On encourage la mixité en milieu scolaire. Dans les foyers, les filles sont traitées de la même façon que les garçons. Or, il se fait que souvent dans les foyers musulmans, les parents ont une plus grande préférence  pour les garçons que les filles. En outre, les femmes peuvent sortir seules si elles le désirent et se divertir normalement, contrairement aux autres musulmanes à qui on interdit l’alcool, la fréquentation des discothèques et autres lieux de détente.

            Ahmadis et autres musulmans conseillent à leurs épouses de s’habiller avec modestie pour ne pas susciter la curiosité d’autres hommes. Il est également demandé aux ahmadis mâles d’adopter un comportement exemplaire, qui ne puisse pas créer des problèmes dans leurs foyers ou leurs quartiers.

            Il convient de signaler que les ahmadies peuvent se livrer à un large éventail d’activités en dehors du foyer : enseignement, recherche scientifique, droit, médecine, commerce, etc.

            Le Coran, indique-t-on, accorde une attention particulière au problème de la propriété de la femme. Les musulmanes ont droit à leur part de l’héritage et ne doivent pas être déshéritées. Chez les ahmadis, la dot versée par le mari équivaut à six mois de son salaire minimal et à un an de son salaire maximal.

            Cet argent appartient exclusivement à la femme.

Jean-Pierre Nkutu