La famille de Dorami réclame 1 million USD à la société DABIEN SPRL

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Les parents de Dorami Michelle, ancien travailleur à la société de fabrication des mèches « DABIEN SPRL », morte à 25 ans, des suites d’un accident de circulation survenu le 21 octobre 2013 sur le boulevard Lumumba, vers 18 H 30’, ont saisi l’inspection urbaine du Travail contre l’employeur de la défunte pour réclamer les indemnités de décès de leur fille et son décompte final. C’est hier lundi 6 janvier 2014 que les parties se sont confrontées devant l’inspecteur. La prochaine instruction est fixée le 8 janvier.

 Rappel des faits

Il s’agit dans le présent dossier, de l’accident de circulation ayant entraîné la mort d’une jeune dame dénommée Dorami Michelle, en date du 21 octobre 2013, sur le boulevard Lumumba. La victime œuvrait comme journalière à la société DABIEN SPRL, sise sur 15 ème rue Limete, appartenant à un sujet libanais. La jeune dame a travaillé au sein de cette société pendant 2 ans et 10 mois, pour un salaire mensuel de 60$. D’habitude, elle travaille de 8 heures à  15 H 30’.  Mais curieusement en date du 21 octobre 2013, pendant qu’elle voulait regagner le domicile familial à Ngaba, son patron lui avait demandé de prester des heures supplémentaires jusqu’à 17 H 30’. Et Dorami s’est exécutée. C’est à 17 H qu’elle avait quitté la société. Arrivée à l’arrêt de bus et pendant qu’elle cherchait à traverser la chaussée, elle fut renversée par un chauffeur sur le boulevard Lumumba, et conduite au centre hospitalier  AKRAM, sis à Matete, pour des soins appropriés. Etant donné que la société n’avait pas pris en charge, les frais de son hospitalisation,  elle a succombé des suites de l’hémorragie. Et elle sera inhumée une semaine après sa mort.

C’est pour cette raison que ses parents réclament à titre reconventionnel, ses droits évalués à 1 million USD. Selon cette famille, la société DABIEN SPRL a violé le code du travail dans la mesure où elle n’a pas respecté la durée prévue par la loi en matière d’engagement. En outre, étant donné que la mort était due par l’accident de travail, la responsabilité totale de la société est établie.

En ce qui concerne la société DABIEN SPRL, elle se limite à payer 750.000 FC à la famille de la victime, au motif que ledit accident était intervenu en dehors du lieu de travail.

La famille de la victime par le biais de ses avocats, a promis de saisir le juge naturel, c’est-à-dire le tribunal au cas où l’inspecteur du travail n’arrivait pas à les départager correctement. Elle a indiqué qu’au cas où il n’y aura pas de procès-verbal de conciliation, cette procédure va continuer devant les instances compétentes pour démontrer la mauvaise foi dans le chef de la société  DABIEN SPRL.

Murka

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