La face cachée des «Ngulu» congolais

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niceLes organisateurs des jeux de la Francophonie, qui se déroulent à Nice en France, se sont retrouvés face à une impasse ! Raison : l’équipe de basket féminin congolaise ne s’est pas présentée lors du match contre le pays organisateur, la France, qui devait se jouer hier lundi 9 septembre.

Presque toutes les joueuses ont disparu dans la nature, rendant ainsi impossible la rencontre. Pourtant, l’équipe s’était très bien défendue lors des deux matches précédents en battant tous ses adversaires, en l’occurrence la Tunisie pour le premier match et le Luxembourg pour le second !

Ce comportement indigne vient encore une fois jeter le discrédit sur l’image du pays qui n’est pas très bien cotée à l’extérieur.

 Quel gâchis !

Au lieu de cheminer jusqu’au bout de la compétition, nos représentantes ont préféré emprunter un chemin détourné avec tout ce que cela comporte comme risques. Alors que les basketteuses congolaises avaient la possibilité de séduire en vue d’être approchées des managers de grands clubs du monde francophone, vu leur parcours plein d’exploits.

Qu’est-ce qui explique un tel comportement ? Pourquoi nombre de compatriotes pensent qu’ailleurs c’est le « paradis » ? Pourquoi en est-on arrivé là ?

Toutes ces questions, non sans pertinence, méritent d’être posées. Parce qu’il y a quelques trois ou quatre décennies, les Congolais n’étaient jamais attirés de vivre ailleurs. Quel que soit le cas, ils partaient et revenaient au pays une fois la mission pour laquelle ils s’étaient rendus à l’étranger, était accomplie.

C’est ici qu’il faut rappeler que des compatriotes ont été partout pour des raisons diverses. Mais jamais, ils s’étaient compromis de la sorte en ternissant l’image globale du pays qui n’est pas d’ailleurs très reluisante !

Dans le lot de ceux qui ont fait le tour du monde, on compte des étudiants, des travailleurs de divers domaines, des commerçants, des malades et autres touristes.

Ce qui est le plus étonnant dans ce chapitre c’est le fait que parmi ceux qui sont partis et revenus au pays, il y avait même des techniciens qui n’avaient pas de grand niveau d’études. Mais, malgré leur bonne prestation qui leur attirait compliments et sollicitations, n’avaient pas agi de la sorte. Ils sont rentrés au pays. C’est le cas des techniciens de la radio nationale qui ont été formés en France, Allemagne, Belgique, Etats-Unis, etc.

Que dire des pilotes et autres mécaniciens de la compagnie aérienne nationale, ex-Zaïre ? Tout comme des travailleurs de grandes entreprises de l’Etat ou privées. Tout se passait normalement. Le Congolais ne rêvait pas s’épanouir ou vivre le paradis ailleurs.

Un cas de conscience

et d’interpellation

            Ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, a été d’abord expérimenté chez les artistes musiciens dont certains s’arrangeaient à mettre dans leurs groupes de voyage des gens qui n’avaient rien à voir avec la production musicale dans le but de les « larguer » une fois arrivés en occident. C’est pourquoi quelques chefs d’orchestres ont été poursuivis pour trafic d’êtres humains, mieux identifié en langue Lingala par « Ngulu » (entendez : clandestin).

            Les raisons de cette fuite effrénée des Congolais vers d’autres cieux de manière aveugle, sans le moindre souci de savoir les risques d’un tel voyage sans retour, ne sont pas à chercher ailleurs. Il s’agit bien sûr des raisons d’ordre socio-économique. Pendant que la plupart de ceux quittent leurs pays pour l’étranger, le font souvent pour des raisons politiques. C’est le cas des Chinois, Nord-coréens, Russes, Syriens, Iraquiens à l’époque de Saddam Hussein ou Libyens sous Kadhafi, Sud-africains pendant l’apartheid, etc.

Il faut dire que les Congolais ne sont pas les seuls à se livrer à cette pratique, car il ne se passe une semaine sans qu’on déplore des entrées clandestines dans l’île italienne Lampedusa.

            Ce qui présage que la solution à ce phénomène devra impliquer tout le monde : les pays en difficultés ou mal gérés et l’occident nanti qui dirige le monde d’une manière ou d’une autre.

            Toutefois, il importe de dire que ce ne sont pas tous les Congolais qui affichent ce comportement indigne, il y en a qui se respectent et font l’occident et retournent sans problème.

De leur côté, les dirigeants congolais ont le devoir d’améliorer le social par le renforcement du pouvoir d’achat de leurs compatriotes pour les empêcher,  de s’exiler sans raison vers d’autres cieux.

            Une fois le social amélioré, le retour aux années 60 et 70, ne se fera pas attendre.

Dom

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