La Dynamique et les FAC de coeur avec Martin Fayulu

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Martin Fayulu. Radio Okapi/ Ph. John BompengoArrêté le dimanche 14 février 2016 vers 14 h30 au siège de son parti, l’ECIDé, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, par des agents des services des renseignements militaires, le député national Martin Fayulu a été relâché le même jour aux environs de 22 heures.

Selon son propre témoignage, son véhicule, son  téléphone portable ainsi que d’autres effets personnels ont été confisquée à l’ex-Demiap.

Fayulu affirme avoir quitté le lieu de sa détention sans connaitre le motif de son arrestation, en violation de la procédure  en la matière, pour un député national couvert par l’immunité parlementaire.

Hier  lundi 15 février 2016, plusieurs de ses compagnons de lutte au sein de l’Opposition, notamment Vital Kamerhe, Eve Bazaiba, Joseph Olengankoy, José Makila, Jean-Lucien Bussa, Fabrice Puela… ont fait le déplacement de l’hôtel Faden House, dans la commune de la Gombe, pour soutenir  et réconforter Martin Fayulu qui, selon eux, a été brutalisé avant d’être conduit à l’ex- DEMIAP à bord d’une jeep bondée de militaires.

Prenant la parole au nom de ses pairs, Joseph Olengankoy a condamné l’interpellation et la détention momentanée de leur camarade politique dans les installations des renseignements militaires et les a qualifiées d’arbitraires. Il a dénoncé cette manière de procéder du pouvoir en place qui lui rappelle des cauchemars de la Deuxième République de triste mémoire.

Pour le président des FONUS , toutes les menaces et intimidations des acteurs de l’opposition plus que jamais unis contre le glissement et l’éventuel troisième mandat  de l’actuel Chef de l’Etat, visent à réinstaurer un climat de peur et de terreur, dans le but d’asseoir une nouvelle dictature en RDC, sous la forme d’une monarchie présidentielle.

Dans le même registre, les Forces Acquises au Changement (FAC), plate-forme dirigée par Martin Fayulu ont sans équivoque condamné l’incarcération de leur coordonnateur.

Le coordonnateur adjoint des FAC s’est interrogé sur la base légale qui a permis aux agents des services des renseignements militaires de mettre la main sur un civil, de surcroit député national, couvert par une immunité.

« Quoi qu’il en soit et quoi qu’il en coûte, les FAC sont plus que jamais  déterminées à faire respecter la Constitution de la République, afin de donner à notre peuple,  au travers la tenue des élections présidentielle et législatives nationales, cette année 2016, la chance d’asseoir la démocratie dans notre pays, garantie de l’alternance au pouvoir d’Etat », a martelé  Mathieu Kalele.

« Le combat d’arrière-garde, celui consistant  à museler  notre peuple, combat du reste périmé, ne saurait éteindre la flamme  de la détermination du peuple congolais », a-t-il poursuivi.

ERIC WEMBA