La Directrice du PME salue les efforts du gouvernement pour l’éducation

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Après un séjour de trois jours en République Démocratique du Congo (RDC), ponctué de deux voyages à l’intérieur du pays – notamment à l’Equateur et à Goma – pour toucher du doigt les efforts déployés par le Gouvernement pour la reconstruction du secteur éducatif, Alice Albright, directrice générale du Partenariat Mondial pour l’Education (PME) s’est déclarée sensible aux efforts déployés par le gouvernement congolais pour améliorer l’éducation de tous les enfants congolais.

 Elle s’est ainsi exprimée, le vendredi 03 avril 2015, lors d’un point de presse conjoint avec Maker Mwangu Famba, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC), au Fleuve Congo Hôtel, dans la commune de la Gombe. A cette occasion, elle a dit avoir rencontré dans la journée le Premier ministre, Matata Ponyo, à qui elle a réitéré l’engagement du Groupe des partenaires pour l’Education (GPE) à appuyer l’éducation en RDC. Par ailleurs, lors de sa rencontre avec Henri Yav Muland, ministre des Finances, elldit l’avoir salué pour l’augmentation du budget du gouvernement destiné à l’Education, passant de 3% en 1990 à 16% en 2014. Elle a noté que notre pays est sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de 18% auquel il s’est engagé en juin dernier lors de la Conférence de reconstitution du GPE.
Le gouvernement congolais avait, en 2012, élaboré et présenté au PME un plan d’action à long terme qualifié de «Stratégie nationale pour le développement du secteur éducatif en RDC ; sous secteur de l’EPSP» dont le «Plan Intérimaire de l’Education (PIE)» couvre la période 2013-2015. Sur base de ce document, la RDC a été acceptée la même année par les partenaires techniques et financiers du PME et a reçu 100 millions USD de financement – dont l’utilisation est supervisée par la Banque Mondiale – pour la période 2013-2015 pour le POSEB (Projet de soutien à l’éducation de base). La volonté du gouvernement de construire 100 écoles par an est consécutive à l’exécution de ce plan. Lors de sa première visite dans notre pays, en juillet 2014, la directrice du PME avait procédé à la pose symbolique de la première pierre de l’école primaire Kanzi, à Gemena, dans la province de l’Equateur.

La bonne gouvernance scolaire

Profitant de sa visite cette année, elle a accompagné dans cette province Maker Mwangu Famba, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) et a inauguré cette école à la grande satisfaction des écoliers, des instituteurs et de son directeur qui ont vu leur établissement complètement transformé et doté de nouveaux bâtiments : bureaux, classes, tableaux noirs, pupitres et latrines. Alors qu’il y a quelques mois à peine, les classes fonctionnaient dans des cases délabrées en pisés, sans portes ni fenêtres, avec des murs défoncés ; sans tableaux noirs, sans manuels scolaires ni latrines. Ce déplacement a été suivi du voyage à Goma visant à permettre à l’hôte du ministre de l’EPS/INC de constater, de visu, les efforts fournis pour une « Education en cas d’urgence » dans les coins troublés par les conflits. Dans cette optique, l’école primaire Mboga, qui a été
fermée pendant plusieurs années dans la région mais réhabilitée, accueille aujourd’hui 363 élèves, dont 150 orphelins.
Aussi bien à Gemena qu’à Goma, Alice Albright et Maker Mwangu ont procédé à la distribution des manuels scolaires aux élèves. Comme l’ont affirmé les deux personnalités, la qualité des enseignements et la bonne gouvernance des infrastructures scolaires sont inséparables des efforts de l’amélioration du secteur éducatif. En outre, à chaque étape, une rencontre avec les parents, les enseignants et la société civile de la province était organisée pour permettre à ces derniers d’exprimer leur appréciation sur les progrès et les difficultés rencontrés dans la scolarisation de leur progéniture. Le ministre de l’EPS/INC les a exhortés pour qu’ils considèrent l’école comme un bien communautaire à protéger à tout prix, au même titre qu’un hôpital. Enfin, il a précisé que sur les 7 millions d’enfants qui vivaient en dehors du système éducatif, le gouvernement a pu récupérer 3,5 millions.
SAKAZ