La Direction nationale de lutte contre les stupéfiants opère un grand coup de filet

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Dans la plupart de quartiers périphériques de la ville de Kinshasa, d’où prolifèrent des bandes des malfaiteurs et dans des ghettos où se développe la violence, et même au centre-ville, des effluves de cannabis se répandent du matin au soir, dans les alentours, indiquant que dans le secteur, les centres de consommation de drogues sont opérationnels. C’est là où tous les délinquants du coin, des habitués de ces maisons de vente de chanvre à fumer, viennent s’abreuver en alcool indigène surnommé «  Aghene », s’enivrer en drogues, échanger et préparer des coups.

La nuit, des agressions perpétrées par des marginaux sur de paisibles citoyens sont enregistrées. Sur base des plaintes, la police descend sur le terrain, interroge les rares témoins des attaques  des délinquants et traque les malfaiteurs.

 Ce constat qui révolte plus d’un Kinois, ne laisse pas indifférents les responsables de la Coordination de la police judiciaire avec à leur tête, le commissaire général adjoint, Jean Baelongandi, et en particulier, le directeur national de lutte contre les stupéfiants, le commissaire divisionnaire adjoint Jonas Kanakange Kapepa.

Pour ces spécialistes, les stupéfiants sont un facteur déterminant de la criminalité dans les milieux urbains. Car, c’est toujours sous l’effet des drogues que les malfaiteurs commettent des crimes horribles, tels les Kuluna qui employent des machettes pour tuer ou blesser leurs victimes.

C’est ainsi que conscient de cette réalité, le commissaire divisionnaire adjoint Jonas Kanakange a fait de la lutte contre les stupéfiants, l’une de ses grandes préoccupations. Ses quelques éléments déployés sur le terrain, la moisson a rapporté pour la semaine passée, trois sacs de cannabis. Mais auparavant, c’est-à-dire de janvier à juin, ses services ont saisi près de 10 kilos de cocaïne plus 150 g de mixte, près de 200 Kg de cannabis ou chanvre à fumer, 276 g d’héroïne, et 3 bidons de 25 litres chacun d’alcool indigène.

Au-delà des statistques des efforts attendus

Ces chiffres éloquents comparés à ceux des années antérieures, montrent que la Direction nationale de lutte contre les stupéfiants vient d’engager une guerre implacable contre les réseaux de trafiquants des drogues, importateurs et revendeurs. Une opération de faible envergure menée dernièrement dans la partie Est de la ville, a permis aux agents de cette unité importante de la Coordination de la police judiciaire de saisir trois sacs de cannabis et d’appréhender les trafiquants qui envisageaient de les écouler au centre-ville de Kinshasa, où attendent de nombreux consommateurs.

Pour les limiers de la DNLS, cette quantité proviendrait certainement des cultures que l’on croit savoir, se situeraient dans la commune de Maluku. Satisfait pour le travail réalisé par ses hommes, le commissaire divisionnaire adjoint Jonas Kanakange pense que pour une lutte efficace et implacable contre les drogues, il faudrait également lancer plusieurs campagnes de sensibilisation de la jeunesse contre la consommation des stupéfiants.

Aujourd’hui, un seul problème handicape cette unité de la Coordination de la police judiciaire. Il s’agit de la carence des moyens de transport. En effet, pour intervenir dans certaines parties de la ville très enclavées, inaccessibles à cause des routes impraticables, il faudrait des véhicules tous terrains  qui font actuellement défaut. Grâce à ces engins, la Direction nationale de lutte contre les stupéfiants pourrait intervenir à temps, à toute alerte, et effectuer des descentes sur les lieux où sont interceptés des colis de drogues et des suspects interpellés. L’on comprend aisément que dans une grande métropole comme Kinshasa, seule la mobilité permet aux agents de mieux cerner la capitale et d’atteindre facilement les quatre coins de la ville.

C’est dans ce cadre que l’aide des partenaires extérieurs est la plus attendue.

                                                                                                          J.R.T.       

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