La DGI sommée de mobiliser 2.374 milliards de Fc en 2915

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DGILe Séminaire annuel destiné à l’évaluation des activités de la Direction générale des Impôts (DGI) par les Directeurs des Impôts a été ouvert hier mercredi, 18 février 2015, à l’Hôtel Memling, par Henri Yav Muland, ministre des Finances. C’était en présence de plusieurs autorités du secteur de Finances dont Albert Mpeti et Dieudonné Lokadi Moga, respectivement vice-ministre des Finances et directeur général de la DGI. Cette activité hautement fiscale a pour thème principal : « les stratégies et actions pour la réalisation des assignations budgétaires de la Direction générale des Impôts pour l’Exercice 2015 » et s’étendra sur quatre jours, soit du 18 au 21 février 2015. En effet, chaque année, entre janvier et février, il se tient un séminaire des Directeurs des Impôts dont l’objectif est d’évaluer la marche de l’Administration  fiscale au cours de l’année précédente, d’identifier les défis
majeurs à relever  et de définir des stratégies et actions devant permettre d’atteindre les objectifs assignés à l’Administration au titre de l’année budgétaire nouvelle et procéder à la signature des contrats de performance.

Dans son discours d’ouverture de ces assises, Henri Yav Muland a souligné dans le mot prononcé auparavant par le Directeur général des Impôts qu’en 2014, la DGI a mobilisé des recettes globales de 1.699 milliards de Francs congolais sur un objectif de l’ordre de 1.958 milliards de Fc, soit un taux de réalisation de 87%. S’il est vrai, a-t-il noté, que ce niveau de recettes traduit une  amélioration notable en valeur absolue, comparativement à  l’année 2013 où la DGI avait mobilisé 1.473 milliards de Fc, il doit être relevé, non seulement que  ces réalisations sont en deça des attentes parce que les assignations qui sont des minima à réaliser n’ont pas été atteintes, mais aussi qu’elles restent encore largement inférieures au potentiel fiscal de notre pays. Devant cette situation, le  ministre a saisi l’occasion pour rappeler aux Directeurs des Impôts qui le suivaient religieusement que la Loi des finances 2015 a
assigné à la DGI des recettes de 2.374 milliards de Fc à mobiliser et qu’il attendait d’eux que ces prévisions des recettes soient intégralement réalisées. Il leur a demandé de fournir les efforts nécessaires pour atteindre le niveau des assignations qui leur sont fixées ; cette performance étant pour lui, le critère le plus déterminant pour juger et, le cas échéant, sanctionner, positivement ou négativement, leur travail. Enfin, il leur a également demandé d’aborder entre eux, sans faux fuyants, les voies et moyens de mettre fin aux mauvaises pratiques et autres antivaleurs souvent décriées, telle que la corruption qui constitue une des causes de la  faiblesse de mobilisation des recettes fiscales.

Des assises pour une mobilisation toujours plus accrue des recettes

Dans son allocution introductive, Dieudonné Lokadi Moga a affirmé que les présentes assises traduisaient la ferme volonté, mieux la détermination de la Haute Direction ainsi que de l’ensemble des Directeurs des Impôts de prendre à bras le corps leurs responsabilités en vue de rencontrer, dès le début de l’année, les attentes du Gouvernement de cohésion nationale en termes de mobilisation toujours pus accrue des ressources publiques. En attendant une évaluation plus détaillée à laquelle allaient s’atteler les participants, il a dressé, dans les grandes lignes, le bilan de la DGI en 2014, en indiquant quelques faits saillants ayant marqué ses activités. C’est ainsi qu’ en ce qui concerne la mobilisation des recettes, paramètre essentiel d’appréciation de l’efficacité des missions d’une Administration fiscale, il a indiqué que la DGI a réalisé en 2014 des recettes chiffrées à 1.699.372.O77.715,25 Fc, sur les
prévisions budgétaires de l’exercice 20114 de 1.958.643.743.484,63 Fc, soit un taux d’exécution de 86,76%
En ce qui concerne le remboursement des crédits TVA, sur des prévisions annuelles de  remboursement de 585 milliards Fc, il a noté que le remboursement ont été effectivement assurés à hauteur de 651 milliards Fc , soit près de 75 milliards de plus. Toutefois, il a aussi noté néanmoins un gap non moins important de 259.271.665.769,27 Fc qui peut être notamment justifié, selon lui, par des facteurs techniques et d’autres liés aux problèmes de gestion des  ressources humaines. Enfin, pour terminer, il  a cité plusieurs défis qui restent à relever au cours de cette année 2015 dont l’amélioration de l’efficacité des services dans la gestion de la taxe sur la valeur ajoutée ; la poursuite de l’effort d’amélioration de la qualité du service aux usagers, etc.
SAKAZ