La députée Muabi et le bourgmestre Biya ont conféré avec les enfants

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Dans le cadre de la journée de l’Enfant africain, une trentaine d’écoliers et d’enfants  en situation difficile  ont conféré hier mercredi 16 juin 2010  avec la députée provinciale  Muabi et le numéro un de Ndjili  Senghor Biya . Ils avaient à leur tête, le président du conseil communal, Alain Muaku, l’éducateur social Yvon Molanga… L’entretien a eu lieu dans la concession communale de Ndjili.

En sa qualité d’animateur d’une structure membre du Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue « Reejer »,  Molanga a d’abord pris la parole pour dire que tout était parti du cri de colère des enfants de Soweto en Afrique du Sud. Qui  voulaient étudier en dialectes locaux . La réaction des blancs  été brutale. . Depuis lors, cette date est dédiée à l’enfant africain.

Un des enfants a pris le relais pour lire le mémo élaboré de commun accord avec leurs encadreurs.

Tout en remerciant les autorités municipales et la députée provinciale de vouloir leur consacrer quelques minutes, il a dit qu’ils sont heureux de savoir que la loi relative à la protection de l’enfant est déjà là.

Néanmoins, ils se demandent pourquoi la gratuité de l’enseignement primaire tarde à se matérialiser. Pourquoi la maltraitance des enfants par la communauté est impunie?

Pourquoi les enfants sont encore arrêtés  pour raison de vagabondage  et de la mendicité ?

Où sont parties nos aires de jeux ? Telles sont entre autres, les questions contenues dans ce mémo. Et dont les autorités municipales ont l’obligation de faire part à qui de droit.

Marie Muabi : « Nous n’avons pas oublié vos droits »

Dans son  mot de circonstance, la députée Marie Muabi a dit qu’en Afrique, l’enfant est un être sacré. Et d’ajouter que leurs aînés de Soweto ont payé un lourd tribut pour avoir voulu revendiqué leurs droits.

Tout en exigeant d’être bien encadrés, les enfants ont également des obligations. C’est dans ce sens que nous décrions le phénomène « kuluna », a-t-elle souligné.

Et de conclure en  ces termes : Aimez-vous les uns les autres, et ayez l’amour de la patrie. Les ouailles de Molanga ont été gratifiés ensuite des biscuits et stylos amenés par Marie Muabi.

Par contre Senghor Biya a fait observer avoir déjà eu d’autres rencontres similaires avec les enfants de sa commune. Il a dit ensuite que la gratuité de l’enseignement primaire est garantie dans la Constitution. Mais les difficultés de l’heure ne permettent pas à l’Etat congolais de respecter cet engagement. Avec l’imminence du point d’achèvement du PPTE, les choses vont certainement s’améliorer dans un avenir proche. La célébration du Cinquantenaire de la RDC est d’ailleurs l’occasion pour nous tous de faire une rétrospective de nos actions.

Denis Mabua, chargé de sensibilisation au Reejer a dit au Phare avoir été désigné  pour s’assurer du bon déroulement des activités similaires  dans toute la capitale. 

 Jean- Pierre Nkutu.

 

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