La députée Jolie Nkenda victime d’une cabale

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Le quartier GB, commune de Ngaliema, a vécu une nuit agitée, le dimanche 2 septembre 2012, entre 2 et 3 heures, avec la fusillade qui a éclaté dans la résidence de la députée nationale Jolie Nkenda, sise avenue Ansila n°3. Jusqu’au matin, cette mère de famille n’a plus refermé l’œil, ni osé sortir dehors, craignant pour sa sécurité et celle des siens, qui était menacée. Le lendemain, la découverte de deux impacts de balles sur le mur de sa cuisine située au rez-de-chaussée de sa chambre à coucher, l’a convaincue que c’est elle qui était visée par les assaillants. Ce coup n’a pas réussi, a-t-elle laissé entendre plus tard, grâce à la résistance farouchement opposée par son garde du corps, le sous-commissaire adjoint Mvukaluti Tshanga alias Trésor, contre une bande des agresseurs non identifiés. 
 
Le lendemain, aux premiers chants du coq, des membres du bureau de l’Assemblée nationale, sa famille, ainsi que ses connaissances, seront informés au sujet de cette tentative de vol à main armée qui à l’en croire, illustre la recrudescence de l’insécurité dans la capitale.
Le lundi 3 septembre, escortée par une fanfare qui tambourinait sur tout son itinéraire, elle est allée déposer une plainte contre inconnus à l’Auditorat militaire de garnison de Gombe, avant d’en faire part au Commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint Jean de Dieu Oleko.
Dans le souci de faire toute la lumière sur cette affaire de tentative de vol à main armée ou d’assassinat, le patron de la police de la ville a à son tour, confié l’enquête au Bataillon de la police d’investigations criminelles pour son expertise avérée dans ce domaine. Compte tenu de la délicatesse de ce dossier, cette unité s’est fait assister par les techniciens de la Police technique et scientifique.
Les investigations ont débuté par une descente sur le lieu où les limiers de la police criminelle dirigés par le commissaire principal Nyuma Asaps, constateront deux impacts de balles sur le mur de la cuisine. Et c’est sur base des données prélevées sur le théâtre des opérations par la Police technique et scientifique que les enquêteurs ont fini par réaliser que le tireur se trouvait dans la parcelle de la députée. Et non, à l’extérieur, comme l’a insinué dans un premier temps, le policier de garde. En outre, s’il était réellement dans la résidence, soit qu’il aurait tiré sur le policier, ou c’est ce dernier qui l’aurait abattu.
 
Invité par les limiers, cet APJ prétextera qu’il était malade et ne pouvait se présenter à eux. Et c’est à leur sommation que ce jeune policier s’est rendu au camp Lufungula pour être confronté aux éléments de l’enquête.  A l’issue de la reconstitution des faits sur le terrain, il a été établi que le tireur devait se trouver logiquement du côté gauche et non, du côté droit. Tout porte à croire que cette version était inexacte sur toute la ligne. Elle paraissait montée de toutes pièces. 
Soumis à un feu nourri des questions, le sous-commissaire adjoint Mvukaluti a craqué et est passé aux aveux. Le jeune policier a reconnu que c’est lui qui avait monté cette affaire de tentative de vol à main armée, pour obtenir de la députée, une aide financière, étant donné qu’il était confronté à la fois, au problème de la rentrée scolaire de ses deux enfants, et celui des dépenses requises pour son mariage religieux.
 
Actuellement, l’on sait avec certitude que personne n’en voulait à la députée nationale Jolie Nkenda. Elle-même a fini par s’étonner du stratagème inventé par son garde du corps pour lui soutirer un peu d’argent. Depuis vendredi dernier, le sous-commissaire adjoint Trésor a été écroué pour violation des consignes, dissipation des munitions et tentative d’escroquerie. 
 
                           J.R.T.  

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