La CTB engagée dans le renforcement des capacités

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L’enseignement technique et la formation professionnelle en RDC longtemps en inadéquation avec les besoins des études supérieures et de l’industrie, et caractérisés par la routine, la carence du matériel didactique, l’absence de recyclage des enseignants et des formateurs, ainsi que la baisse du niveau des élèves et des apprenants, connaissent aujourd’hui, à la lumière de la réforme en cours, de changements notoires tant sur le plan de la formulation des programmes, de la méthodologie des cours et de la formation, des équipements, que sur le relèvement de niveau des enseignants et des formateurs.

 

 C’est ici le lieu de louer le partenariat conclu entre le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnelle et la Coopération technique belge, dans la réforme de cet enseignement. En effet, à travers ses organismes tels que l’AETFP et l’APEFE et d’autres qui se sont greffés à cette grande entreprise, notamment la VVOB et le WIB ; la Coopération technique belge apporte un appui matériel et financier important permettant la concrétisation de ce projet dont les bénéfices garantiront à notre pays, un enseignement technique et une formation professionnelle de qualité et la mise sur le marché de l’emploi, des techniciens qualifiés dans les différentes filières.

 Cet appui majeur apprécié à sa juste valeur par le gouvernement congolais, s’est matérialisé notamment par la collaboration avec les structures officielles de mise en œuvre de la réforme, et l’organisation de plusieurs ateliers de réflexion portant entre autres, sur l’élaboration des référentiels des filières organisées dans notre système d’enseignement, des fiches pédagogiques qui serviront de guide aux enseignants et aux formateurs. D’autres ateliers devant favoriser l’appropriation des connaissances pour un meilleur savoir transmettre, figurent au programme de renforcement des capacités.

Ouverture de l’atelier  de formation sur l’approche par compétences

 Signalons que les inspecteurs de l’enseignement secondaire et professionnel de Kinshasa et de quelques provinces, prennent part depuis hier matin, à l’Hôtel Invest de la presse, à l’atelier sur l’approche par compétences dont la fin interviendra vendredi prochain. Plusieurs experts de la Coopération technique belge et congolais vont co-animer cette session dont l’objectif principal est l’appropriation  des outils nécessaires pour la gestion des situations qui se présentent aussi bien aux enseignants et formateurs, ainsi qu’aux élèves des écoles techniques et apprenants des centres de formation professionnelle.
Augustin Baharanyi qui, au nom du secrétaire général à l’EPSP, a ouvert les travaux, a réaffirmé la détermination du ministère de l’EPSP, avec l’appui des partenaires éducatifs, d’améliorer le système éducatif congolais dont l’enseignement technique et la formation professionnelle demeure un pilier important pour fournir une réponse adéquate aux besoins du marché du travail, et donner une nouvelle impulsion pour la compétitivité et la performance dans l’économie.
 Après avoir loué l’appui des partenaires extérieurs, il s’est réjoui de la synergie entre la Coopération technique belge, la commission interministérielle de l’enseignement technique et la formation professionnelle et d’autres partenaires, la VVOB, l’APEFE, l’UNESCO dont l’apport est inestimable à la réforme.
Il a plaidé pour des accompagnements et des actions pressantes
 En faveur d’un appui institutionnel à la CIETFP. Ce qui aboutira par la mise sur pied d’un système de pilotage unifié, un cadre légal et institutionnel de l’enseignement technique et la formation professionnelle.
Joël Leroy, un des experts du Projet d’appui à l’enseignement technique et la formation professionnelle à la Coopération technique belge, a rappelé à cette occasion la notion de l’approche par compétences qui constitue l’axe principal de cet atelier.

L’appropriation des outils pour une mise en œuvre de la réforme

 Cette approche, comme il l’a indiqué, amène à s’attacher à un petit nombre de situations fortes et fécondes qui produisent des apprentissages et tournent autour des savoirs importants, selon la définition de Perrenoud Ph. Elle aboutit à la différenciation de deux concepts, de l’éponge et du filtre dont la vision des choses est différente.

Aux participants, il a insisté sur le fait que l’apprenant doit toujours avoir une espérance de la réussite et sache construire son savoir et son savoir-faire.
Dans ce socio-constructivisme, un accent particulier a été porté sur la compétence et la mobilisation des ressources pour des objectifs spécifiques, afin que l’apprenant soit en mesure de gérer seul des situations professionnelles réelles, comme l’a recommandé De Ketele J.M. dans son étude sur « L’APC et ses fondements » présentée en septembre 2006 à Bruxelles.

 Pour cet expert de la Coopération technique belge, les principales ressources nécessaires pour l’apprenant et le formateur sont les différents types de savoirs et connaissances, tels que le savoir-faire, le savoir-être, le savoir-dire, le savoir-redire et le savoir-expliquer, mais aussi l’expertise qui se définit comme le savoir-transmettre.

 S’il est vrai que personne n’a la science infuse, Joël Leroy fait remarquer à ce sujet, que ceux qui connaissent le métier, ne sont que ceux qui l’exercent. Aussi pour l’exercer, il faut l’apprendre et bien l’apprendre pour acquérir des compétences.
 Lors de l’atelier sur les fiches pédagogiques, il avait insisté sur l’habileté, une des qualités que les techniciens doivent avoir sur le plan professionnel, avant d’aborder les questions des stratégies et de toute aide extérieure utilisée ou potentielle par l’apprenant( documents, internet et autres personnes).

 Avec tous les enseignements dispensés lors des précédents ateliers, il espère que l’on chemine vers une évaluation formative et certificative qui soit pertinente, fiable et valide. Et ce, en recourant aux critères de base et aux critères de perfectionnement.

 Aussi a-t-il catégorisé les référentiels par le métier, les fonctions, les compétences intégrées, les compétences et ressources et les profils.    
  Depuis hier matin, les participants ont été scindés en  groupes, juste après la présentation des objectifs de l’atelier, et les consignes particulières qui doivent guider les travaux. Dans l’après-midi, il y a eu la restitution en plénière de huit situations travaillées et l’identification des attentes et la préparation des observations sur la vision des participants.  

J.R.T.

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