La Coopération technique belge reste une partenaire privilégiée de la RDC, déclare Maker Mwangu

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Le ministre de l’EPSP Maker Mwangu Famba a témoigné le lundi 18 juin sa reconnaissance au Royaume de Belgique, pour l’appui financier consenti par l’Agence de coopération technique, qui a permis de réaliser les travaux de réhabilitation du bâtiment de la direction de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et du secrétariat permanent de la Commission interministérielle de l’ETFP. Il en a profité pour saluer l’initiative belge d’appui aux zones de concentration dans les provinces de l’Equateur, du Katanga, du Kasaï oriental et de la Province Orientale, dans le cadre du nouveau programme indicatif de coopération. Ce nouveau programme en formulation, a-t-il fait savoir, s’alignera sur les priorités de la stratégie de développement du sous-secteur de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel et le plan intérimaire de l’éducation. 
Soulignant l’intérêt de l’ouvrage, Maker Mwangu a indiqué que l’amélioration des conditions de travail pour une bonne gestion du système éducatif constitue un point de départ crucial pour la mise en œuvre de la stratégie sous-sectorielle de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel, telle que validée par les partenaires techniques et financiers et adoptée par le gouvernement depuis le mois de mars 2010. Et ce, en conformité avec le renforcement des capacités institutionnelles des opérateurs de l’enseignement technique et professionnel. Un volet important du programme intérimaire de l’éducation concerne l’ETFP. Il a reconnu que l’amélioration de la qualité du travail dépend aussi et surtout de l’environnement infrastructurel, matériel et sanitaire. Il s’est dit convaincu que les agents et cadres qui vont œuvrer dans ce bâtiment réhabilité vont améliorer leurs performances. Les performances sur les réformes curriculaires, a-t-il fait remarquer, doivent être adaptées aux besoins de la RDC, en communion avec les entreprises privées.
 
Pour le secrétaire général à l’EPSP, au nombre des défis auxquels il était confronté aussitôt affecté à ce poste, il y avait un vaste programme lié à l’adéquation formation/emploi et à l’employabilité de la jeunesse avec des actions telles que l’implantation au sein des écoles, des unités de formation/emploi ( UFE), la signature de la convention de partenariat avec les entreprises publiques et privées, les stages professionnels, l’élaboration des programmes référentialisés, leur mise en test et leur généralisation, la problématique des cycles professionnels, l’importance de la Commission interministérielle de l’ETFP et surtout le manque de bureaux appropriés pour cette structure.
Le SG de l’EPSP croit que si des moyens nécessaires sont donnés à la CIETFP, la jeunesse trouvera du travail, devenant utile à la société. On aura alors contribué à combattre le phénomène «Kuluna», la faim et le chômage qui ne cessent de menacer de façon récurrente l’avenir de notre pays.
 
Dans son allocution, le secrétaire permanent de la CIETFP a plaidé pour plus des moyens à mettre à la disposition de sa structure. Après avoir rappelé l’histoire de cette dernière, Michel Sangaso a évoqué ses principales difficultés, notamment l’éparpillement des efforts et des ressources au départ insuffisantes, le manque de cohérence dans la certification, le suivi des cursus et les évaluations, l’inadéquation entre les programmes de formation et les bassins d’emploi, l’anachronisme des curricula par rapport à l’évolution technologique, la duplication et le chevauchement des activités, le saupoudrage des apports des partenaires, le travail en vase clos et la divergence des visions.
 
Regard  tourné vers l’avenir, il s’est appuyé sur quelques réalisations de sa commission. Il a cité entre autres, l’implantation de l’approche par compétences dans le pays avec l’appui du projet AETFP, APEFE, la rédaction des référentiels revisités en APC, le pilotage de la mise en test des curricula actualisés, le renforcement des capacités des enseignants, des inspecteurs et des cadres de l’ESU, l’appui aux initiatives locales des jeunes , la publication de cinq numéros des bulletins d’information de l’ETFP, APEFE et l’élaboration d’un projet de convention de partenariat entre l’Université d’Etat de New York et la CIETFP, pour la somme de 2 millions de dollars, avec l’appui de l’INPP et du projet AETFP.
 
Le représentant de l’ambassade de Belgique à Kinshasa a quant, à lui, souligné la volonté de son pays de soutenir la RDC, non seulement avec  de l’appui matériel, mais aussi immatériel. En effet, depuis des années, le Royaume de Belgique à travers la Coopération technique belge, appuie le développement du Congo dans trois secteurs, dont l’éducation et l’agriculture. L’attaché de coopération internationale Koen Van Acoleyen s’est réjoui de voir que son pays aide la RDC à relever ses défis. Dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de l’ETFP, deux acteurs belges ont apporté leur soutien à ce programme. Il s’agit de l’APEFE et l’Agence de Coopération Technique. 
 
A la suite du Forum sur le développement intervenu dernièrement sur l’efficacité de l’aide, la Coopération technique belge entend poursuivre son programme de partenariat avec la RDC dont l’effort a été visible dans ses domaines d’intervention.
Signalons que le coordonnateur du projet AETFP, Joël Leroy, son adjoint Désiré Nkoy, et des experts de cette structure, ont pris une part active à cette manifestation.
 
                            J.R.T.   

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