La Coopération financière allemande KfW au secours de petits entrepreneurs congolais

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La Coopération financière allemande KfW qui intervient en RDC, dans le secteur de la microfinance où elle appuie les établissements de micro-crédits, s’intéresse également au sort de petits entrepreneurs congolais dont la prospérité relève souvent d’un hasard. Car, pour la plupart, ces petits opérateurs économiques de l’informel et ces artisans, connaissent toutes sortes de difficultés. Non seulement, ils n’ont aucune notion de gestion de leurs entreprises, mais ne savent quoi faire pour résoudre certains problèmes techniques. Désemparés, ils sombrent dans le désespoir et ferment boutique, alors qu’ils disposent encore de toute la technicité pour fabriquer quelques produits. Dans cette catégorie d’emplois, on compte des coiffeurs, des mécaniciens, des réparateurs des montres, des radios et de télévision, des cordonniers, des menuisiers et des maçons, pour ne citer que ceux-là.

         C’est ce groupe-cible que l’association Cara tient à encadrer grâce à l’appui de la Coopération financière allemande, qui a conçu un programme  comprenant 20 émissions radiophoniques de plus au moins 20 minutes chacune. L’objectif visé par cette structure d’encadrement des PME et artisans, est de créer une plate-forme «autodidactes » qui aura pour missions de permettre des échanges d’expériences entre les petits entrepreneurs du même secteur, de former ceux qui ne disposent pas de solides connaissances dans leur filière, de susciter des débats sur les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien, des solutions adaptées à chaque catégorie d’artisans, d’identifier les multiples défis et de proposer de meilleures solutions et les bonnes pratiques à l’exercice de leur profession.

         Les sujets débattus dans ces émissions tournent autour des questions de la vie courante qui sont communes à toutes les professions et celles particulières qui concernent chaque filière. On citera dans le lot, les questions de la gestion courante de la micro-entreprise, la tenue du journal-comptable, la fixation du prix de vente d’un produit, l’élaboration d’un programme d’approvisionnement en matériels et des matières premières, l’achat des équipements de fabrication, l’outillage, la gestion des problèmes sociaux du personnel, l’entrien de bonnes relations avec la clientèle, la recherche de crédits.  D’autres problèmes, tels que l’ingérence de la famille dans les affaires, les vols, la concurrence et la saturation du marché, le manque d’informations sur la formation, l’isolement ou l’individualisme, l’intérêt de faire partie d’une coopérative, d’une association des fabricants, les difficultés logistiques, les commissionnaires, le recours à la justice ont été débattus.

         Sous l’encadrement de Mme Alethea Mushila, experte en secteur financier et privé de la Coopération financière allemande KfW, l’association Car a pu schématiser les défis les plus importants qui sont exploités à travers les sketches et les dialogues. Ces émissions, comme il faudrait le signaler, sont diffusées dans les médias locaux de Kinshasa, d’abord, et l’on croit savoir que cette expérience sera étendue en province. A Kinshasa, c’est à travers les haut-parleurs de grands marchés de la capitale que ces émissions intitulées «  Nzete ya masolo » ou l’arbre à palabres que ces émissions sont suivies chaque jour du marché. A en croire les responsables de l’association Cara, environ 2 à 3 millions d’auditeurs sont à l’écoute de cette série d’émissions diffusées en lingala, la langue la plus parlée dans la ville de Kinshasa.

         Par cet appui à la promotion des PME congolaises, la Coopération financière allemande KfW tient à briser la routine et l’isolement dans lequel s’enferment les petits artisans, et veut favoriser les échanges, le partage d’expériences, les innovations et la création des associations des fabricants d’une filière, qui est source d’enrichissement et de perfectionnement pour faire face à la compétitivité.                                                                 J.R.T.    

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