La construction des nouvelles directions provinciales de l’INPP à Bukavu et Matadi à l’agenda 2014 de l’AFD

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INPP_img L’Agence française de développement (AFD) va construire, au cours du second semestre de l’année en cours deux nouvelles directions provinciales de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) à Bukavu et à Matadi, chefs-lieux respectifs des provinces du Sud-Kivu et Bas-Congo. C’est l’essentiel de l’audience qu’a accordée le week-end dernier l’Administrateur directeur général de cet établissement public, Maurice Tshikuya Kayembe, au Chargé de l’Education et de la formation professionnelle à l’AFD, Quentin Lebegue.

            Se confiant à la presse au sortir de l’audience, Quentin Lebegue a noté des avancées significatives dans ce projet de coopération. Il s’est félicité du fruit de la première phase de coopération dont les nouvelles directions provinciales de Bukavu et Matadi. Le Chargé de l’Education et de la formation professionnelle à l’AFD a également souligné la nécessité de poursuivre  les discussions entamées, en vue de mettre en chantier de nouveaux projets. Selon lui, la deuxième phase de cette coopération compte des projets très ambitieux, nécessitant des fonds importants.

            Même son cloche du côté de l’Adg de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe, qui a reconnu que les études de base relatives au premier projet sont pratiquement bouclées. Et l’heure est à l’identification de nouveaux  projets en faveur d’autres provinces dont l’Equateur, le Nord-Kivu et la Province Orientale.

            A cet effet, Maurice Tshikuya Kayembe a fait observer  l’importance d’adapter la formation professionnelle aux besoins réels et spécifiques à chaque province, la filière de la Pêche et élevage à l’Equateur, celle des Mines au Katanga, au Nord-Kivu et Sud-Kivu … L’INPP, a-t-il dit en substance, « est capable  de répondre aux besoins des entreprises, à condition que celles-ci s’impliquent en cernant bien les besoins à soumettre … Car, aujourd’hui on forme en tenant compte des exigences des métiers et des secteurs porteurs de croissance ».

Modernisation et innovation 

 

            Pour rappel, lors de sa visite à l’INPP, le 20 février 2014, l’ambassadeur de France de l’époque, Luc Hallade, avait  soutenu que la formation professionnelle constitue un enjeu majeur pour le décollage de la RD Congo. Il avait insisté sur l’importance de la main d’œuvre- nationale qualifiée qui fait cruellement défaut dans notre pays.

            Le diplomate français avait, par ailleurs,  déploré le fait que la plupart des établissements techniques congolais ne disposaient guère d’équipements adéquats, c’est-à-dire adaptés à l’évolution de la technologie moderne. Il avait promis, à cet effet, un financement d’une durée de trois ans  par l’entremise de l’Agence française de développement (AFD) avec comme priorités : l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle, la modernisation des infrastructures d’accueil et des équipements.

Michel  LUKA

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