La CONEPT/RDC exige l’accès à une éducation de qualité des enfants vivant avec handicap

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La Semaine Mondiale d’Action en faveur de l’Education Pour Tous (EPT) s’est clôturé le vendredi 9 mai 2014 par la déclaration et les recommandations de la Coalition Nationale de l’Education Pour Tous (CONEPT/RDC), lue par son Coordonnateur, Jacques Tshimbalanga, à l’issue de 3 journées de la grande foire de l’EPT en RDC, organisée du 7 au 9 mai à l’Académie des Beaux-Arts, dans la commune de Lingwala. Dans cette déclaration, la CONEPT, ses affiliés et les forces vives œuvrant dans le secteur de l’éducation, ont mis un accent particulier sur le droit à l’éducation des enfants vivant avec handicap, suivant le thème de la Semaine Mondiale d’Action 2014. Ils ont ainsi adressé un certain nombre de recommandations au gouvernement afin qu’il prenne des mesures concrètes pour veiller à ce que ces enfants aient accès à une éducation de qualité et la possibilité de faire entendre leur voix.

 Dans cette déclaration, le coordonnateur Jacques Tshimbalanga a indiqué que l’éducation est à la fois un droit fondamental en soi et un moyen important dans la satisfaction d’autres droits humains. Les enfants en situation de handicap sont souvent privés de leur droit à une éducation de qualité, en raison de la stigmatisation et de la discrimination à plusieurs niveaux, a-t-il indiqué.

Il a également soutenu qu’en général, les enfants vivant avec handicap sont moins susceptibles de commencer l’école et ont moins de chance de rester et d’être promus dans les établissements d’enseignement. La CONEPT a ainsi noté que les obstacles structurels et sociaux de l’éducation tels que la pauvreté, le manque d’infrastructures accessibles, les attitudes négatives, la faible capacité des enseignants et l’accès insuffisant à l’information contribuent à l’exclusion des enfants porteurs de handicap d’accéder à des possibilités d’éducation de qualité dans le monde.

 Ainsi, la CONEPT a fait savoir que très peu de progrès ont été réalisé pour intégrer cette catégorie d’enfants dans l’enseignement ordinaire, malgré les engagements juridiques pris par le gouvernement. A propos, elle a indiqué que le rapport «Hors du cercle», publié au plan International en 2013, montre que l’un des principaux obstacles à cette intégration est l’attitude négative des familles, des membres de la communauté, des enseignants et des responsables de l’éducation, qui considèrent souvent les enfants vivant avec handicap incapables de fréquenter l’école.

Recommandations de la CONEPT

Pour parvenir à relever ces défis majeurs, en particulier celle des enfants vivant avec handicap, la CONEPT à formulé un certain nombre de recommandations en fonction des réalités rencontrées sur terrain.

Au gouvernement, la CONEPT a demandé : de jouer un rôle important dans la diffusion et l’application des conventions et des lois faites concernant le droit à une éducation de qualité des enfants vivant avec handicap ; de former les enseignants sur les méthodes d’éducation inclusive, qui profiteront à tous les apprenants, y compris les enfants avec handicap, dans le cadre de leur formation initiale et des programmes de formation en cours d’emploi ; d’appliquer les normes de conception universelle dans la construction et la réhabilitation des établissements d’enseignement. Et qu’à cet effet, le gouvernement instruise les agences locales d’exécution ayant gagné les marchés dans le cadre de la réhabilitation et la construction des infrastructures en cours, de veiller à adapter l’accès aux salles des classes, tableaux, toilettes et cours des écoles aux besoins des enfants vivant avec handicap ; etc.

Enfin, aux dirigeants communautaires, aux organisations non gouvernementales, aux agences de développements et les bailleurs, il est demandé : de faire un plaidoyer conjoint au niveau national pour la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes vivant avec handicap et, de dénoncer la stigmatisation à tous les niveaux en faveur de ces enfants à travers des campagnes de sensibilisation et de formation.

 Myriam IRAGI MAROY

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