La Communauté famille chrétienne du Congo tend la main aux médias

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cfcA l’instar d’autres pays africains encore solidement ancrés dans leurs traditions, mœurs et coutumes, la RDC subit de plein fouet les vagues du mimétisme. Tout ce qui est négatif et nous vient de l’Occident, constitue aujourd’hui une menace sérieuse pour la société en RDC.  Dépourvus des repères et des modèles à la suite de la démission des parents, des éducateurs et des pouvoirs publics, les jeunes sont abandonnés à leur triste sort. C’est la brèche par laquelle des antivaleurs font une invasion massive dans notre culture. Drogue, pornographie, prostitution et le pire de toutes les dérives, l’homosexualité, menacent actuellement les fondements de la société congolaise dans ce qu’elle a de plus sacré, la famille.  Témoin de ces menaces et des risques majeurs d’acculturation pour les générations présentes et à venir, la Communauté famille chrétienne, une association sans but lucratif créée depuis 1996, et défendant les valeurs chrétiennes de la famille au sein de l’Eglise catholique, a décidé de prendre ses responsabilités pour lutter contre ces antivaleurs, en livrant un message conforme aux enseignements de l’église. Et pour réussir ce combat, elle entend s’appuyer sur les médias. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé du 8 au 10 novembre 2013, au Centre Béthanie à Gombe, un atelier de formation de trois jours pour les journalistes de Kinshasa.

A l’ouverture des travaux, Oligo Mbelia, le président du comité du Trentenaire, a rappelé aux chevaliers de la plume que la famille, première institution divine et la base de toute société, doit être protégée pour son activité procréatrice et éducative, reflet de l’œuvre créatrice de Dieu, avant de les inviter en tant que corps social à garder la famille de toute souillure du monde, en défendant la moralité publique et en favorisant la prospérité des foyers.

            Après avoir dévoilé les origines de son mouvement, le président de la Communauté famille chrétienne, Léon Botolo, a exprimé ses inquiétudes face aux nouvelles idéologies qui reconnaissent que l’homme doit devenir maître de sa vie, son propre dieu, avec ce que cela entraîne dans le choix des personnes avec lesquelles il voudrait tisser des liens de mariage. L’Occident n’offre plus de bon modèle à suivre : taux élevé de divorces, 28 % de familles monoparentales, et montée exponentielle de l’homosexualité et des unions libres.  Des repères traditionnels sont délaissés. Aujourd’hui, les hommes se marient entre eux, les femmes en font autant. L’Afrique, pour le berger fondateur de la CFC, n’est pas une poubelle. Et avec l’appui de la presse, sa structure veut consolider les racines de la famille.

            Pour le vendredi 8 novembre 2013, le professeur abbé Musua de l’Université catholique du Congo, a entretenu les participants sur un thème introductif «  Le mariage, selon le droit naturel ». Pour ce faire, il est parti de deux questions fondamentales. Quelle est l’origine du mariage ? Et quel est l’avenir du mariage ? Un regard aux sources de l’humanité, le professeur abbé Musua a retrouvé l’état nature ou l’état sauvage où les hommes vivaient selon leurs instincts, avant que la société puisse s’organiser en état politique. Il s’est référé à plusieurs auteurs pour montrer l’évolution de la société qui a abouti au mariage. Et c’est à travers les âges qu’il a inscrit l’organisation et les principes du mariage. Par rapport à ses angoisses de l’avenir, l’orateur  pense qu’il y aura certainement le retour du balançoire, car la société de consommation n’a pas d’avenir, surtout que nous assistons aujourd’hui aux spasmes d’une société en déclin. D’où nous devons réagir et agir pour faire changer les choses. D’abord, au sein de l’église et puis dans notre société avec l’appui des médias ?              J.R.T.  

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