La cohabitation pouvoir central – ECD expliqué aux médias

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Le ministère de la décentralisation et d’aménagement du territoire en collaboration avec la Cellule technique d’appui à la décentralisation (CTAD), ont  organisé samedi au Collège Boboto, un atelier de formation, d’information et de sensibilisation des professionnels des médias sur les connaissances techniques de la décentralisation.

Les échanges ont tournée autour de l’option de la décentralisation consacrée dans la constitution du 18 février 2006. Cette disposition introduit plusieurs réformes dans notre pays entre autre la nouvelle organisation basée sur les responsabilisations des provinces et entités territoriales décentralisés dans la gestion de leur développement, a déclaré Georges Ingole, directeur chef de secteur de la CTAD. « Les acteurs de la décentralisation ne sont rien d’autre que le gouvernement  central, les élus nationaux et provinciaux, les gouvernements provinciaux, les administrations centrales, provinciale et locale, les confessions religieuses, la société civile dont les associations de femmes, de secteur privé, la FEC, les petites et moyennes entreprises, les partenaires techniques et financières », a-t-il rappelé. Il ressort dans son exposé que la Constitution prévoit trois paliers de pouvoir : le pouvoir central, provincial et entités territoriales décentralisées (ETD). Il a, pendant, reconnu que l’architecture juridique et constitutionnelles devrait être complétée par l’organisation des élections urbaines, municipales et locales. Et « Pour mettre la décentralisation en œuvre, nous devons présenter la vision partagée et l’approche consensuelle dans la recherche de voies et moyens.

La décentralisation est l’affaire de tous. Elle doit être mise en œuvre en harmonie avec la participation de touts les Congolais, a-t-il conclu. Deuxième à donner son exposé, Anselme Meya, chef des travaux à l’Unikin, a précisé que les entités et les territoires trouvent leur place dans la ville, la commune, le secteur et la chefferie ainsi que d’autres circonscriptions administratives. « Les articles  23 et 31 reconnaissent les principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces ainsi que leurs compétences », a-t-il ajouté. Souhaitant que « les entités centralisés devraient être dotées de la personnalité  juridique ». Et que toute personnalité juridique doit jouir de la libre administration et de l’autonomie de gestion.

L’audience a appris que la responsabilité des acteurs sera au centre de l’approche de mise en œuvre et que l’Etat doit développer un dialogue permanent avec les provinces, les entités territoriales décentralisées, la Société civile et le secteur privé à travers leurs organisations.

« Le cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation n’est rien d’autre qu’un document sur la politique de la mise en œuvre de la décentralisation », a rappelé Makolo Jibikilay.

Mdiwe Bitondo a invité « la femme, comme tout citoyen à participer à la gestion des affaires publiques locales ». Elle a insisté dans son exposé à l’implication de la femme dans la mise en œuvre de la décentralisation.

On a globalement retenu que la décentralisation a des avantages qui peuvent aider la population pour l’avenir. Au nombre desquels, le désencombrement de l’administration centrale, l’adaptation des services locaux, la paix, la sauvegarde de l’unité nationale et la planification locale.

 Historique

Les professionnels des médias ont appris qu’il y a eu des textes légaux depuis la colonisation jusqu’à ce jour, qui régissent le fonctionnement de la Société civile congolaise, notamment : le décret du 12 juillet 1926 sur les établissements d’utilité publique dus à l’initiative privée, le décret du 24 mars 1926 sur les coopératives indigènes, le décret du 26 novembre 1959 sur les institutions d’utilité publique, le décret-loi du 18 septembre 1965 relatif aux associations sans but lucratif (ASBL) e le décret-loi n°195 du 29 janvier 1999 portant réglementation des associations sans but lucratif et des établissements d’utilité publique.

Le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et Aménagement du territoire, Paluku, a invité les médias à participer à cette campagne pour que « la population qui est à la fois actrice et bénéficiaire puisse s’en approprier et en faire une stratégie de développement durable ». Et  il a, enfin, insisté sur le fait que « la décentralisation est l’axe fondemantale de bonne gouvernance et vise à comprendre la démocratie de base ».

Amina Chomba, (Stg/Ifasic)

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