La CENI place les partis politiques devant à leurs responsabilités

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Corneille Nangaa, secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante que les confessions religieuses, sauf les Catholiques, proposent pour succéder à Apollinaire Malumalu. Photo CENI
Corneille Nangaa, secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante que les confessions religieuses, sauf les Catholiques, proposent pour succéder à Apollinaire Malumalu. Photo CENI
Corneille Nangaa, secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante que les confessions religieuses, sauf les Catholiques, proposent pour succéder à Apollinaire Malumalu. Photo CENI

Dans le cadre des échanges entre le Comite de Liaison CENI–partis politiques, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante(CENI), Corneille Nangaa, a organisé une rencontre avec des représentants des partis politiques, hier jeudi 18 février 2016 au Palais du peuple. Au menu : les élections des gouverneurs et leurs adjoints, ainsi que l’opération de révision du fichier électoral.

Dans le lot des sujets abordés, les participants l’ont interrogé sur le timing des opérations d’enrôlement, la tenue de toutes les élections avant la fin du mandat du président de la République actuel, l’organisation de l’élection des gouverneurs alors que des commissaires spéciaux ont déjà été nommés, etc.

A en croire le numéro 1 de la Ceni, le temps sera difficile à déterminer étant donné qu’en 2006, les données électorales étaient estimées à 27.989.682, les données réalisées étaient de 25.713.553. En 2011, c’était 31 millions, la réalisation était de 32.024.640 et enfin en 2016, les estimations sont de plus de 41 millions d’électeurs. Pour lesdites opérations, 9.105 centres ont été installés en 2006; et 2011, 8 163. Pour le présent cycle, indique-t-il, la Ceni envisage d’installer 17 600 centres d’inscriptions.

Au sujet de la cartographie des principaux sites de vote, la Ceni en avait 8 507 en 2006 et 16 276 en 2011. Pour les scrutins de 2016, elle prévoit 17 600 sites. 11 346 kits d’enrôlement étaient déployés en 2006 ; 14 400 en 2011 et la Ceni envisage de déployer 20 200 kits pour les différents scrutins prévus en ce cycle électoral de 2016. Il a souligné, au passage, que 200 kits d’enrôlement seront placés dans les ambassades pour enrôler les Congolais de l’étranger.

            Pour clôturer cette phase,  Corneille Nangaa a présenté le schéma critique des élections dont les étapes se présentent comme suit :

– Révision du fichier électoral (l’enrôlement général des électeurs) ;

– Répartition des sièges (ici, la CENI en attente du vote de certains annexes aux lois et lois par l’Assemblée Nationale);

– Inscriptions des candidatures ;

– Convocation de l’électorat  (d’où l’appel à la candidature et ouverture des Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures(BRTC) ;

–  Acquisitions des matériels;

– Déploiement des matériels ;

– Formations du personnel ;

– Jour des scrutins ;

– Obtention des résultats provisoires ;

– Contentieux des résultats; etc.

            Au sujet de l’élection des gouverneurs et leurs adjoints, Corneille Nangaa a indiqué que la Ceni s’est référée à l’Arrêt de la Cour Conditionnelle pour l’organiser.

            Les élections seront-elles organisées dans le délai constitutionnel ? Corneille Nangaa a martelé que son institution est capable d’organiser les différents scrutins le même jour, c’est-à-dire des élections couplées. Cependant, il se pose un problème des moyens financiers même si l’enveloppe alloué au processus électoral a doublé. D’autre part, il y a lieu d’ajouter les bureaux de vote et prolonger les heures de vote, étant donné que la Ceni a prévu 600 électeurs par bureau de vote de 6 heures à 17 heures.

Nécessité d’organiser le dialogue

 Pour Jean Baptiste Bomanza, conseiller politique du président du MLC, il est important d’organiser ‘’le dialogue’’ pour résoudre certains problèmes de manière intelligente. Afin de résoudre les problèmes d’ordre politique au besoin financier, puisqu’au cours de cette rencontre, tous les partis seront mis face à leur responsabilité.

Somme toute, pour les partis de l’Opposition, la Ceni est en train faire le jeu du pouvoir en place. Mais, ceux de la Majorité Présidentielle ont estimé qu’elle fait juste son travail, mais ce sont ceux qui sont assoiffé du pouvoir qui veulent à tout prix prendre le pouvoir de force.

Dorcas NSOMUE