La Ceni lance la cascade électorale

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Le professeur Jacques Djoli, Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Ceni, a ouvert hier, dimanche 16 octobre, au centre catholique Nganda, dans la commune de Kintambo, le séminaire des formateurs de formateurs électoraux nationaux. Cette activité qui ouvre ainsi le cycle de formation des agents électoraux jusqu’au cinquième degré en forme pyramidale, aura in fine à produire directement près de 35.000 agents électoraux d’ici le jour des scrutins. Il est donc important que ceux qui seront sur le terrain soient suffisamment inform»s sur la matière électorale venus de toutes les provinces du pays et placés sous la supervision de Laurent Ndaye, premier Rapport de cette institution d’appui à la démocratie. Pendant six jours, 250 participants vont recevoir des enseignements autour de six modules importants capables de les outiller utilement pour la bonne réussite de tout le cycle électoral. Ces matières sont entre autres la pédagogie et la méthodologie électorale; l’éthique électorale, les procédures de vote, de dépouillement, de compilation et centralisation des résultats ; la constitution des plis dans les centres locaux de compilation des résultats ; la transmission des plis ; lla centralisation et la compilation des résultats, enfin la transmission des données à partir des centres locaux de compilation des résultats.

Dans son mot d’ouverture, tout en rappelant aux conférenciers la responsabilité qui est la leur pour la réussite d’un processus électoral crédible et apaisé entant que le maillon le plus important de la machine, le Vice-président de la ceni a tiré la sonnette d’alarme pour ne pas hypothéquer les attentes du peuple en affichant des comportements anti-démocratiques de nature à jeter le trouble sur le processus que tout le monde souhaite apaisé et juste.

Pour ce faire, Jacques Djoli a notamment mis les participants en garde pour ne pas biaiser les élections de 2011, un processus fragile essentiellement piloté par les Congolais par un clientélisme de quelque nature que ce soit : monnayage, tribalisation du processus et la planification de la fraude. Sans sourciller, le Vice-président a de manière ferme demandé à tout celui qui pensait afficher pareil comportement de quitter immédiatement la salle. Pour Jacques Djoli, comme l’apaisement, la transparence et la crédibilité du processus reposent sur l’homme bien formé, il est donc important de casser la défiance de la fraude. Et comme une église au milieu du village, le numéro deux de la Ceni a souhaité qu’à travers cette formation, les élections soient crédibles pour donner aux Congolais des autorités capables de transformer la société de manière qualitative.

Quid de la cascade électorale?

En effet, après avoir reçu leur formation à Kinshasa au deuxième niveau, les 250 formateurs nationaux vont descendre à leur tour sur le terrain pour former au troisième degré les formateurs électoraux provinciaux. Ceux-ci, au quatrième degré, se déploieront à leur tour pour former les chefs de centres de vote et de dépouillement et les présidents des formateurs. Au cinquième niveau, les chefs de centre de dépouillement et les présidents des formateurs descendront sur le terrain pour former les membres de bureaux de vote et de dépouillement. Une fois la formation terminée, ces derniers seront déployés dans des bureaux de vote et de dépouillement.
Signalons que le président de la Ceni, Daniel Ngoy Mulunda, séjourne depuis hier en Afrique du Sud où il est allé superviser l’impression des bulletins de vote pour la présidentielle.

A.Vungbo

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