La Cenco offre une nouvelle tribune aux élus : BLP

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Dernier né de la Conférence Episcopale du Congo « CENCO », le Bureau de Liaison avec le Parlement « BLP », une structure  mise en place pour réduire le fossé entre la société civile et la classe politique, a organisé une Tribune d’Expression Populaire « TEP » le vendredi 20 février 2014 au centre interdiocésain.  Djoli, Eve Bazaiba, Mirindi et le  rapporteur à  l’Assemblée Nationale,  Norbert Ezadri  ont parlé des activités menées par les élus congolais tout au long des sessions  de septembre 2014 et celle dite  extraordinaire de décembre 2014 et janvier 2015.  Luhulu, conseiller chargé du suivi des activités du Parlement à la Présidence était également là.

Ezadri s’est appesanti sur les différents projets de loi  que débattus par les élus du peuple au dernier trimestre de l’année passée.  Il a fait état à l’occasion  des projets de loi relatifs  au budget 2015,  à l’enseignement national, aux droits de la femme et de la parité, à  la  fixation des limites de nouvelles provinces et de Kinshasa et à l’installation de nouvelles provinces, aux hydrocarbures, aux élections.

« Révélation »

Commentant  ces différents projets de loi, il est revenu sur le compromis dégagé au Parlement et qui s’est traduit par le retrait de l’alinéa 3 de l’article 8 de la Loi électorale. Il  n’a pas occulté le chahut et autres scènes de violences enregistrés à l’Assemblée Nationale, mettant cela sur le compte d’une démocratie vivante. Toutefois, a-t-il indiqué, ces dérapages nuisent  à l’éthique et à l’honorabilité des élus du peuple.
Mirindi a affirmé qu’en sa qualité de membre de la PAJ, il s’est intéressé de très près à la Loi électorale et y a vu les germes de conflit. Ayant mis en garde certains collègues sur ce qui pouvait arriver, il s’était entendu dire que la Majorité en avait déjà fait son affaire. C’était à prendre ou à laisser.
Eve Bazaiba a souligné qu’en raison des diverses contraintes qui pèsent sur les femmes, ces dernières ont souvent  des problèmes pour s’adonner aux activités des partis politiques. L’élue de Basoko  a affirmé  que les différents gouvernements mis en place en RDC ces dernières années n’ont pas répondu aux attentes de la population, dans la mesure où les femmes censées apporter leur expertise sont souvent en très petit nombre.
Djoli s’est appesanti sur les élections, en s’interrogeant sur les raisons de la non tenue des scrutins locaux alors que l’argent était là. Quant à l’ONIP qui réclame 500 millions des dollars pour se mettre effectivement au travail, il traîne toujours les pieds.
Appelé à prendre la parole, Luhulu a encouragé la CENCO à poursuivre l’élan qu’il a pris en initiant le chantier BLP.
L’abbé Léonard Santedi,  secrétaire général de la CENCO, a indiqué à la fin du TEP que le BLP inaugure une nouvelle «danse» et pourrait être adoptée par un plus grand nombre des gens. L’abbé Jean-Pierre Muhingisa, directeur  du BLP, a émis le vœu de voir les contacts réguliers s’établir de manière durable entre l’Eglise, les acteurs politiques et la population.
Le BLP est la suite logique des Cellules de liaison parlementaires provinciales « CLPP » et  doit  maintenir des contacts et faciliter la communication entre l’Eglise et le Parlement, favoriser la contribution de la CENCO  dans les propositions et projets de lois en discussion à l’hémicycle de Lingwala, veiller à mettre à la disposition des élus les informations sur les besoins prioritaires de la base……
En parcourant le plan stratégique du BLP 2014-2019, on voit  de manière détaillée les opportunités, faiblesses, menaces auxquels doivent s’attendre les animateurs de l’organe dirigé par l’abbé Muhingisa.
Jean- Pierre Nkutu