La carence d’infrastructures scolaires : un défi

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Aujourd’hui l’application effective dans les salles de classe de la mesure de gratuité au niveau des 1ère, 2ème et 3ème années primaires soumet le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) à une grande pression et obligation d’inscription et de maintien d’élèves en âge de scolarité à l’école. Mais les rapports reçus sur l’exécution de cette mesure dans les 10 provinces ciblées jusqu’à présent (Kinshasa et la ville de Lubumbashi étant exemptés à ce stade d’application), soulignent des difficultés de taille qui se dressent contre cette mesure, pourtant salutaire. Parmi lesquelles on signale l’insuffisance des salles de classes pour caser correctement l’afflux d’élèves amenés par leurs parents à l’école. Cet obstacle a son corollaire : l’insuffisance aussi du personnel enseignant qualifié. 

          Au ministère de l’EPSP, on souligne une ferme détermination du ministre Maker Mwangu Famba à réussir, au nom et avec l’appui du gouvernement cette gratuité.

 En effet, le ministère explique qu’il a été décidé par le Président de la République Joseph Kabila, le 30 août 2010 à Kananga, de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour rendre effective la gratuité de l’Enseignement primaire dans les établissements publics dès la rentrée scolaire 2010-2011 » en référence à l’article 43 de la Constitution, aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ainsi qu’à ceux de l’Education Pour Tous (EPT). En exécution de cette volonté présidentielle, le ministre de l’Epsp a diffusé à la même date un communiqué pour préciser ce qu’il importait de comprendre par la gratuité. Par après, d’importantes mesures ont été prises pour la mise en application de cette décision : uniformisation des zones salariales des enseignants, mécanisation de l’ensemble des enseignants du primaire, octroi des fonds pour les dépenses de fonctionnement des écoles primaires mécanisées et des bureaux gestionnaires.

          Cet effort est accompagné de certaines mesures opportunes prises par les trente provinces éducationnelles et 252 sous-divisions provinciales de l’Epsp que compte notre pays. Parmi ces mesures destinées à accroître les capacités d’accueil des infrastructures scolaires existantes, on signale la scission des classes de recrutement, l’utilisation des tentes, la réfection de certains locaux avec des moyens disponibles, l’utilisation maximale du personnel enseignant qui a vu sa zone salariale alignée sur Kinshasa. Tout cela couplé au rapport fait à la hiérarchie scolaire provinciale et nationale pour des solutions et appuis appropriés. 

SAKAZ

 

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