La CAF somme la FECOFA de donner les noms de ses représentants à la 15ème Ligue des champions avant le 31 octobre

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La Confédération africaine de football (CAF) indique, dans son règlement des compétitions interclubs, que les noms des représentants des fédérations nationales doivent lui être envoyés avant le 30 novembre de l’année précédant les compétitions. Des modifications peuvent être apportées à la liste de 30 joueurs au maximum, avant le 15 décembre, date après laquelle elle devient définitive.  

            Voilà qu’à cause de gens sans foi, réfractaires à l’ordre, le football congolais est aujourd’hui mis en très grosse difficulté dans sa participation à l’épreuve-reine du continent. 

Ne voulant pas appliquer correctement le Code disciplinaire de la FECOFA (Fédération congolaise de football association), le comité de gestion dont les intentions obtuses sont connues, le tire profondément vers le bas. Il aurait lu le droit, comme prévu, au lendemain de graves incidents du 26 septembre 2010 au stade de la Kenya, à Lubumbashi, ayant émaillé la fin du match entre le TP Mazembe de la localité, tenant du titre, et l’AS V.Club de Kinshasa, pour le compte de la 4ème journée du tour final du 15ème championnat de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), on en serait pas à chercher comment répondre à l’injonction de la structure faîtière du football continental.

            En date du lundi 25 octobre 2010, dans une correspondance adressée à la FECOFA, la CAF vient de la sommer de transmettre les noms de ses représentants à la 15ème Ligue des champions, pour l’année prochaine, avant le match aller de la finale de la 14ème édition en cours, prévu le dimanche 31 octobre 2010, au stade de la Kenya, à Lubumbashi, entre le TP Mazembe de la RDC et l’Espérance de la Tunisie (voir facsimilé). Certainement, au Caire, on croit que l’équation est alambiquée et que ceux qui en sont les auteurs ne sauront pas s’en sortir. Etant visiblement au courant des agissements du comité de gestion de la LINAFOOT qui tarde à se prononcer sur le litige Mazembe-V.Club, il s’imagine là-bas que la voie de sortie est complètement bouchée.

            Et, pourtant, à bien voir, le problème n’est aucunement compliqué. Il se dégage d’ailleurs nettement que le TP Mazembe et l’AS V.Club doivent être inscrits à la 15ème Ligue des champions de la Caf, pour 2011. Les « Corbeaux » lushois possèdent 10 points, les « Dauphins Noirs » kinois 8 points, le « Monstre » matadien 4 points et les « Cheminots » lushois, ferment la marche avec seulement 3 points. S’il arrive que soit appliqué l’article 44 alinéa 2 – qui concorde parfaitement avec les graves incidents provoqués par les supporters du TP Mazembe, il y a un mois, dans l’arène de la Commune de la Kenya -, l’équipe fautive se retrouvera avec 7 points et donc précèdera toujours le TC Elima au classement de 3 points. Aucun doute que les deux premiers joueront la C1.

            La lettre de la Caf ne fait nullement allusion à la 8ème Coupe de la Confédération, pour 2011.Le goulot d’étranglement aurait pu provenir de la qualification du deuxième représentant congolais pour la 8ème Coupe de la Confédération pour laquelle le DC Motema Pembe a déjà obtenu son visa, le jeudi 26 août 2010, à Lubumbashi, en remportant la finale de la 46ème Coupe du Congo au détriment de l’AS Ndoki a Ndombe de Boma (3-0). Le nom du club qui accompagnera le DC Motema Pembe n’étant pas encore connu, il sera simplement demandé de mettre dans la lettre d’envoi Elima ou Lupopo en attendant que la situation s’éclaircisse. En exemple, pourquoi, souvent pour les équipes du Bénin, de Madagascar, du Niger, de la Centrafrique, du Kenya et même parfois du Nigeria, c’est juste le nom du pays qui est repris dans les calendriers émis, en décembre, par la CAF avant la régularisation qui a toujours été acceptée par l’organisateur ?

En ce qui nous concerne, n’est-il pas venue l’heure où les auteurs de l’imbroglio doivent répondre de leur comportement antisportif ? Le sport est une école de loyauté, de discipline et de respect des textes et de l’adversaire. L’injustice qui s’étale au grand jour abreuve d’une boisson empoisonnée. Ou, encore, le bateau du pervers doit nécessairement sombrer. Personne n’est propriétaire de sa place.

SIKI NTETANI MBEMBA

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