La Brigade Criminelle empêche Béatrice Kapinga de récupérer son immeuble

0
108

Béatrice KAPINGA Bambila n’est pas encore au bout de ses peines. Alors qu’elle venait de récupérer son immeuble situé au N°72 de l’avenue Kato, dans la Commune de Kinshasa des mains de Hussein DAHKLALAH, voilà que la sœur de la vendeuse, bénéficiant de la complicité d’une haute autorité communale ayant instrumentalisé le service de l’habitat, sort d’on ne sait d’où pour tenter de bloquer les opérations de déguerpissement des occupants.

            Le calvaire de cette mère de famille est l’un des exemples du disfonctionnement de la justice de notre pays, malgré tous les discours prononcés régulièrement par les plus hautes autorités politiques.

            Après cinq ans de bataille judiciaire, Béatrice KAPINGA Bambila, soutenue par son mari, ses enfants et toutes les connaissances, avait fini par convaincre Hussein DAHKLALAH de libérer son immeuble qu’il exploitait sans titre ni droit. En effet, cet homme d’affaires d’origine libanaise avait surpris l’opinion en sortant de ses manches un contrat de bail commercial avec construction d’une durée de neuf ans. Malheureusement, ce soit disant contrat n’avait jamais été inscrit au verso du certificat d’enregistrement de l’immeuble en question par le conservateur des Titres Immobiliers, comme la loi foncière en vigueur le prescrit. Une véritable manipulation pour exploiter le bien appartenant à autrui.

            A la recherche d’un immeuble à caractère commercial, elle a consulté l’une des meilleures agences immobilières du pays, à savoir IMMOAF. Trois mois après, par l’intermédiaire des avocats de cette agence, dont Me BALANDA Mikwin Leileil, premier président émérite de la Cour Suprême de Justice, Béatrice KAPINGA Bambila conclut un contrat de vente en 2007 avec la sœur de KULA Nzau agissant au nom et pour le compte de sa sœur résidant en Europe. Assorti d’une procuration spéciale signée par la propriétaire KULA Nzau qui avait  pris le soin de la faire légaliser à la mairie de la Commune où elle réside et à l’ambassade de la RDC. Ce sont toujours les agents de l’IMMOAF qui effectuèrent des démarches pour les opérations de mutation des titres immobiliers auprès des services du conservateur des Titres immobiliers de la Lukunga. Hussein DAHKLALAH, qui louait le dit immeuble, n’opposa aucune résistance ni opposition quelconque.

            C’est deux mois après que cet homme d’affaires allait surprendre Béatrice KAPINGA Bambila en lui présentent un soit-disant contrat de bail commercial avec construction contenant des fausses signatures. Les avocats de Béatrice KAPINGA saisirent le conservateur des Titres Immobiliers de la Lukunga qui rejeta ce contrat. Car, non inscrit au verso de la copie du certificat d’enregistrement de cet immeuble tel que prescrit par la loi foncière en vigueur. Nous voilà dans des procédures judiciaires avec des rebondissements épiques du côté des juges. Une saga judiciaire atypique mais qui reconnaissait Béatrice KAPINGA Bambila comme l’unique et authentique propriétaire de cet immeuble situé au N° 72 de l’avenue Kato dans la Commune de Kinshasa.

La Brigade Criminelle en jeu 

            Tenant à exploiter son immeuble, Béatrice KAPINGA Bambila a alors averti les locataires que Hussein DAHKALAH avait laissés pour leur signifier le préavis légal. Juste au moment où elle venait de terminer les frais de l’opération de déguerpissement légal, voilà que l’autorité communale est sorti du bois  en recourant à un Inspecteur de la police Judiciaire des Parquets en charge de la Brigade Criminelle. Ce dernier vient de lancer des convocations à charge des locataires expatriés et de Béatrice KAPINGA Bambila. La même autorité communale se sert d’un avocat du Cabinet MBUNGU pour introduire une assignation dans laquelle la sœur de KULA Nzau prétend avoir entamé le paiement de cet immeuble sans pour autant détenir la moindre preuve d’un quelconque versement et encore moins d’un dossier de contrat de vente. Béatrice KAPINGA Bambila détient un certificat d’enregistrement depuis 2007.

            Que vient faire la Brigade Criminelle dans une affaire purement civile et commerciale ? Ce même inspecteur judiciaire des Parquets refuse de recevoir les avocats de Béatrice KAPINGA dépêchés pour éclairer sa religion dans ce dossier revêtu de l‘autorité de la chose jugée et aussi clair que de l’eau de source. En attendant, des plaintes en bonne et due forme ont été déposées aux autorités compétentes, notamment auprès du Gouverneur de la Ville, du Ministre de l’Intérieur, du Procureur Général de la République, de l’Administrateur Général de l’ANR, etc.

F.M.          

LEAVE A REPLY

*