La BCC recommande la modération de dépenses

0
31

banque-centrale-bcc«Pour renforcer la résilience de l’économie congolaise et pérenniser la stabilité, faute des chocs internes et externes, le CPM a recommandé :

• Pour ce qui est de la politique de change : la prudence dans la consommation des réserves internationales et la modération de dépenses ;

• S’agissant de la politique budgétaire, la réalisation du PTR du secteur public conformément aux prévisions ».

            Ce sont là les principales recommandations de la 7ème réunion ordinaire, 4ème pour le nouveau gouverneur Déogratias Mutombo, du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo, tenue le mercredi 31 juillet 2013.

            Par ailleurs, se félicitant de la bonne conduite des politiques macroéconomiques à la base de l’actuelle stabilité monétaire, le Comité de Politique Monétaire dit avoir maintenu inchangé le taux directeur à 3% et le coefficient de la réserve obligatoire à 7%.

Quant à la régularité de la liquidité, celle-ci devra se poursuivre suivant la fourchette d’appels d’offres des BTR.

Une croissance économique robuste en 2013

Comme d’habitude, la 7ème réunion ordinaire du CPM a passé en revue toute la situation de  l’économie nationale et de la monnaie.

            Au plan économique, on note une croissance robuste pour l’exercice 2013 suivant les résultats du baromètre de conjoncture dont le solde brut d’opinion s’est stabilisé autour de 16% en juin et juillet 2013. Cela grâce à la confiance des chefs d’entreprises dans l’évolution de la conjoncture économique, indique le communiqué sanctionnant la réunion du 31 juillet.

            Cette croissance s’observe principalement dans les secteurs des mines, du commerce, de la construction, de l’agriculture, ainsi que par l’absorption.

Sur le plan des biens et services, le CPM renseigne que l’inflation demeure sous contrôle en dépit des pressions observées il y a quelque semaines dues à la hausse sensible du prix du ciment, ayant ramené le taux d’inflation hebdomadaire sur le plateau de 0,03. Pourtant le cumul annuel est estimé à 0,485%.

            «Dans ces conditions, l’année pourrait se clôturer avec un taux d’inflation de 0,842%. En glissement annuel, le taux d’inflation se situe à 0,795% face à un objectif annuel de 4,0% ».

Concernant l’exécution des opérations financières du secteur public, elle s’est soldée par une marge négative cumulée annuelle d’environ 75,8 milliards de CDF à fin juillet.

            Par ailleurs, tenant compte de la morosité de la conjoncture internationale, la BCC annonce que des ajustements nécessaires sont attendues dans la politique budgétaire afin d’éviter tout choc intense sur la liquidité.

Quant au marché des changes, il est observé une stabilité au 31 juillet 2013. Le taux de change est resté maintenu dans la bande de fluctuation compatible avec les fondamentaux de l’économie, en se situant à 916,41 CDF le dollar américain à l’interbancaire et à 923,67 CDF au parallèle.

Les réserves internationales se situent à 1.663,58 millions de dollars contre 1.645,0 millions à fin décembre 2012, soit une accumulation nette de devises de 18,50 millions USD.

En termes de couverture, elles représentent 8,82 semaines d’importation des biens et services contre 9,4 semaines à fin décembre 2012.

            Sur le marché monétaire, on informe que le guichet des prêts à court terme demeure inactif et ce, depuis le début de l’année. Alors que celui des facilités permanentes enregistre une activité modérée.

            En cumul, les transactions dénouées sur ce dernier marché ont atteint 20,9 milliards CDF. Cette situation s’explique par l’accroissement de la liquidité bancaire, dont les avoirs excédentaires des banques à la Banque centrale s’élèvent à près de 61,37 milliards de CDF.

La réunion était présidée par le gouverneur Déogratias Mutombo Mwana Nyembo qui en est le président.

Dom

LEAVE A REPLY

*