La BCC encourage la baisse du taux débiteur à 15%

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banque-centrale-bccLe Comité de Politique Monétaire, CPM, de la Banque centrale du Congo a tenu sa 5ème réunion ordinaire pour l’année 2014 et 13 ème depuis son institution. Des mesures ont été prises à l’issue de la réunion.

 Faisant le compte rendu de la réunion en sa qualité de président, le gouverneur de la BCC (Banque centrale du Congo) Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, a passé en revue la situation économique générale tant au plan national qu’international.

Au plan national, il a noté le regain de l’activité économique avec un taux de croissance réel projeté à 9,5% en 2014. Cela est dû aux performances macroéconomiques de 2013 dont le taux de croissance était fixé à 8,5%.

Par ailleurs, les résultats du baromètre de conjoncture à fin mai indiquent le maintien de la confiance des chefs d’entreprises avec un solde brut atteignant +21,8% contre 22,1% un mois plus tôt.

Pour consolider cette croissance, le Comité de Politique Monétaire suggère la résorption progressive du déficit infrastructurel particulièrement dans les secteurs de l’énergie et des voies de communication.

Concernant l’évolution des prix intérieurs, il a été relevé le maintien de la stabilité sur le marché des biens et des services durant les cinq premiers mois de l’année en cours. Le mois de mai s’est clôturé avec un taux d’inflation mensuel de 0,12%, portant le cumul d’inflation à 0,62%. A court terme, les prévisions indiquent des risques inflationnistes globalement modérés, avec un taux d’inflation en glissement annuel à 1,39%. Soit en deçà de la cible annuelle à 3,7%.

Sur le marché des changes, le Comité a noté une stabilité relative sur les différents segments au mois de mai. Le taux indicatif est passé de 924,00 CDF/USD à 925,87 CDF, alors qu’au parallèle, il a été observé une légère appréciation situant le taux à 931,25 CDF/USD contre 933,75 un mois plus tôt.

A la même période, le cumul annuel des réserves était de 102,9 millions de dollars américains, portant ainsi le niveau des réserves à 1.828,93 millions USD à fin mai, soit 8,7 semaines d’importations des biens et des services sur ressources propres.

« Concernant l’évolution des conditions monétaires, le Comité a noté la poursuite de la détente des taux d’intérêt sur le marché monétaire et des débiteurs des banques en monnaie nationale, dans le sillage d’un taux directeur bas maintenu par la BCC depuis novembre 2013. Ainsi, le taux d’intérêt moyen pondéré sur le marché interbancaire s’est stabilisé à 1,6% et celui sur les facilités permanentes s’est maintenu à 4,5%.

Quant au taux directeur des banques en monnaie nationale, il a connu une baisse remarquable, passant de 30,2% à fin décembre 2012 à 22,6% à décembre 2013 pour s’établir à 17,12% à fin mai 2014, marquant ainsi une nette convergence vers le taux débiteur en devises, lequel s’est stabilisé autour de 15,0% au cours de la période ».

Sur le plan de l’évolution de l’activité bancaire, le Comité de politique monétaire a noté avec satisfaction le bon comportement de la monnaie nationale. L’analyse des dépôts et crédits bancaires au premier trimestre a révélé un accroissement plus important des transactions en monnaie nationale qu’en devises aussi bien en rythme mensuel qu’en cumul annuel.

« Sur base de l’analyse de la conjoncture et des facteurs de risque sur les perspectives à court terme, le Comité de politique monétaire s’est engagé à poursuivre une politique accommodante sur fond de la consolidation du cadre macroéconomique. Ainsi, il a été décidé de maintenir inchangé le taux directeur à son niveau en vigueur depuis 8 décembre 2013, soit 2,0% ».

            De même, le Comité a décidé de laisser inchangé le coefficient de la réserve obligatoire à 8,0% et 7,0% sur les dépôts en devises à vue et à terme et 7,0% et 3,0% pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme.

            Au plan international, le Comité a relevé les signes d’un affermissement graduel de l’économie mondiale impulsé par la consolidation de l’activité économique dans les pays industrialisés.

            Pour l’Afrique subsaharienne, la croissance devrait atteindre 5,4% en 2014 contre 4,9% l’année passée.

Dom

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